‹ Å’uvres illustréesChapitre 651 sur 1154 · SCENE IV · texte numérisé non relu

SCENE IV

MADAME BERTRAND, AGATHE, qui a fait quelques pas pour rentrer par la grille du château.

madame Bertrand, se désolant. Mais il faut pourtant que je parle à M. d’Aspremout; il y va de ce que j’ai de plus cher... t ,

agathE; revenant vivement près dclle, et a voix basse. Vous lui parlerez... ici même... je m’en charge...

madame BERTRAND. Est-il possible, ma bonne demoilelle? et comment cela?

AGATHE. Un ordre du ministre de la guerre lavait appelé à Paris... il revient aujourd’hui, pour ramener en France son régiment qui servait dans l’armée westphalienne ... mais personne ne le sait encore... ainsi...

madame Bertrand. Je me tairai... je me tairai... je suis si désolée de vous avoir causé un grand chagrin peut-être par mon indiscrétion?

AGATHE, à demi-voix. Oui... il valait mieux ne pas parler de cela...

MADAME BERTRAND. Ça ne m’arrivera plus.. . (A demivoix, et en confidence.) Votre père ne veut donc pas?.. agathe. Silence! „ .

madame Bertrand. Il est fier... je lai bieu vu. Mais il me semble que les d’Aspremont sont aussi une haute et noble famille... celui-là surtout... seul et dernier de sa race...

AGATHE, à mi-voix. Oui, sans doute... mais on trouve ici qu’il y a une tache à son blason. Il s’est battu pour la France... il a servi l’Empereur... nommé colonel par lui, blessé à la bataille de Dresde... voilà des torts que mon père ne pardonne pas.

madame BERTRAND, souriant. Je comprends... lui qui est toujours resté pur, fidèle... et à ne rien faire!..

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