SCENE XIII
Les mêmes, AGATHE.
AGATHE, accourant. Ah! madame, vous qui êtes si bonne et qui partagiez ma peine... apprenez ma joie... il vient d’arriver.
madame Bertrand, émue. Je le sais... où est-il? Agathe. Avec mon père... à qui il va remettre une
lettre du roi .. où il est dit que l’intérêt de la dynastie est de rallier à elle tous les anciens nobles... ceux même qui servent dans les armées impériales, et surtout qui y commandent des régiments!., enfin une lettre superbe de raisonnement et de politique qui se termine par l’ordre formel de marier mademoiselle de Champcarville à M. le marquis d’Aspremont.
madame Bertrand, avec joie. Et votre père ne pourra résister à la volonté du roi?..
Agathe II en aurait peut-être bien envie... et le pauvre Charles en mourrait de douleur!., mais aucun prétexte... la famille du marquis est ce qu’il y a de plus noble.... sa naissance est égale à la nôtre!., sans cela... (Elle se- 0 oue la tête.)
MADAME BERTRAND. O ciel!
AGATHE. Qu’avez-vous?
madame Bertrand. Moi? rien?
agathe. Les voilà, les voilà!