SCENE 1U
LE BARON, seul. Et à moi aussi!., parce qu’après tout Henriette ne m’enchaînera pas éternellement, et alors cette petite Gertrude pourrait bien plus tard... et même dès àjprésent!.. pourquoi pas?
PREMIER COUPLET
Nargue de ces amants fidèles Dont le cœur n’a qu’un sentiment!
Adorer à la fois deux belles Est bien plus doux et plus prudent!
Des caprices de la fortune On défie ainsi les rigueurs !
Et si l’on est quitté par l’uue,
L’autre est là pour sécher vos pleurs.
Allons, tout me l’ordonne.
Que l’amour et l’honneur D’une double couronne Geignent mon front vainqueur!
DEUXIÈME COUPLET
Le timide soldat qui tremble Se demande : Combien sont-ils ?
Moi, sans compter, j’affronte ensemble Tous les amours, tous les périls!
Tel jadis dans notre Allemagne A brillé Frédéric-le-Grand !
Comme lui, dans cette campagne,
Je dirai, nouveau conquérant :
Allons, tout me l’ordonne,
Que l’amour et l’honneur D’une noble couronne Ceignent mon front vainqueur !
Et pour commencer, courons consoler ma belle captive.