‹ Å’uvres illustréesChapitre 720 sur 1154 · SCENE VIII · texte numérisé non relu

SCENE VIII

Les Mêmes, POTTINBERG, paysans, paysannes.

pottinberg, au fond du théâtre, aux paysans et paysannes qu’il amène.

Venez... je vous promets du piquant... du scandale !

(Se retournant.)

Le père Léonard!..

( Faisant un pas en avant et apercevant Albert et Henriette qui se donnent la main.)

Surprise sans égale !

Que vois-je?

léonard, montrant les deux jeunes gens.

Un bon ménage ! Et vous veniez, je croi,

Pour le féliciter !

POTTINBERG, troublé.

Oui, vraiment... mais sur quoi?

LÉONARD

Sur la nouvelle place à son mérite acquise :

Forestier général...

pottinberg, avec dépit.

On me l’avait promise !

LÉONARD, i Et c’est lui qui l’obtient...

CHŒUR, entourant Albert et Henriette.

| Ah! pour eux quel bonheur!

LA NUIT DE NOËL

POTTINBERG.

Quoi! c’est lui qui l’emporte... et que dira ma femme?

( Montrant la porte à gauche.)

Car elle est là...

• (Appelant.)

Gertrude !

(La porte s’ouvre, le baron paraît.)

Ah! grand Dieu... Monseigneur!

le baron, lui faisant signe de se taire. Silence... Elle est charmante!

pottinb’ rg, interdit.

Eh! qui donc sur mon âme?

le baron, de même et gaiement.

Henriette!

(Apercevant Henriette en face de lui et poussant un cri.) C’est elle... elle encor!

POTTINBERG.

O fureur !

Quelle est donc l’autre, alors?

(Gertrude parait à la porte à gauche.) tous, avec stupeur.

La nouvelle épousée. .

( Gaiement et avec bavardage.)

Cachée, en tête-à-tête, avec un beau seigneur.

pottinberg, courant A eux.

Messieurs, c’est un hasard. . .

gertrude, de même.

Messieurs, c’est une erreur...

(4 Pottinberg et au baron.)

Vous le savez vous-même...

le baron.

Oui, vraiment sur l’honneur.

Je l’atteste...

POTTINBERG.

C’est bien... mais la foule abusée...

Et puis la médisance...

léonard, sévèrement.

Il n’en est plus chez nous,

Je n’y vois que d’heureux époux...

pottinberg, au buTon, à voix basse, et lui montrant Albert.

Il a la place... et moi, pour consolation,

Qu’aurai-je alors?..

LE BARON

Ta femme... et ma protection...

HENRIETTE, LÉONARD ET ALBERT

Le ciel dans sa clémence Pardonne à [ jjjj } erreur,

Il J vous î rend l’existence, l nous 1

Il i vows \ rend le bonheur, l nous I

(Albert, qui a pris le bras de sa femme, se dirige vers la porte à droite pendant que Pottinberg emmène Gertrude par le fond. Léonard, au milieu du théâtre, adresse sa bénédiction au premier couple, pendant que les gens du village entraînent le second.)

LA CHANTEUSE VOILÉE

LA CHANTEUSE VOILÉE

OPÉRA-COMIQUE EN UN ACTE

Représenté, pour In première fols, A Paris, sur le théâtre de l'Opéra-Comique, le î# novembre f 850

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