‹ Å’uvres illustréesChapitre 719 sur 1154 · SCENE VII · texte numérisé non relu

SCENE VII

Les Précédents, LÉONARD, paraissant à la porte du fond.

TRIO

HENRIETTE ET ALBERT, COUrant à lui.

Ah! venez! mon père, mon père!

Venez en aide à ma misère!

Dans un instant, et pour jamais.

Je vais perdre ce que j’aimais!

LÉONARD

Insensés que vous êtes !

Du Ciel, si bon pour vous,

Vous avez sur vos têtes Attiré le courroux !

Et'votre cœur coupable Ne saurait plus fléchir Ce juge redoutable Qui vient pour vous punir !

Les anges et l’amour vous couvraient de leurs ailes!

Henriette et albert, baissant la tête.

C’est vrai ! c’est vrai !

LÉONARD

Dieu même avait comblé vos vœux !

HENRIETTE ET ALBERT, de même.

C’est vrai!

LÉONARD

Vous dépensiez dans de vaines querelles... Henriette et albert, de même.

C’est vrai!

LÉONARD

Des jours si courts qu’il fallait rendre heureux! ensemble.

LÉONARD

Insensés que vous êtes!

Du Ciel, si bon pour vous.

Vous avez sur vos têtes Attiré le courroux !

Et votre cœur coupable Ne saurait plus fléchir Ce juge redoutable Qui vient pour vous punir!

HENRIETTE ET ALBERT

Qu’à votre voix s’arrête Le céleste courroux...

(Se montrant l’un et l’autre mutuellement.)

Du ciel, loin de sa tête Ah! détournez les coups!

Oui, notre cœur coupable Ne saurait-il fléchir «

Ce juge redoutable Qui vient pour nous punir !

Henriette et albert, regardant l’horloge avec effroi. Ah! voici l’heure!

léonard, avec force.

A genoux! A genoux!

Et du ciel irrité désarmez le courroux !

( Les deux jeunes gens tombent à genoux; et Léonard, debout entre les deux, élève la main et les yeux vers le ciel.)

ALBERT ET HENRIETTE

O mou Dieu ! vois mon repentir!

Pour elle laisse-moi mourir !

LÉONARD

O Dieu que j’implore!

Entends leurs serments !

Viens bénir encore Ces cœurs imprudents!

{Minuit commence à sonner; les deux jeunes gens poussent un cri , et comptent les heures en tremblant.)

Oui, que ta clémence Prenne pitié d’eux !

Rends-leur l’existence.

Et leurs jours heureux!

, HENRIETTE ET ALBERT

Ah! mon cœur en frémit!

C’est minuit! !

Henriette et albert, se relevant vivement et avec joie. Quoi! nous vivons encor!., nous vivons tous les deux!

LÉONARD

Oui, vivez mes enfants!.. Vivez pour être heureux! (Henriette et Albert viennent de se jeter dans les bras l’un de l’autre, et se tiennent étroitement embrassés.)

ENSEMBLE

Le ciel dans sa clémence,

Pardonne à [ j erreur;

11 I vous } rend l’existence,

11 { vous } rend le bonheur-

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