TOUS DEUX
C’était par là!
PALOMITA.
. Messieurs!..
(A part.)
Ah ! de moi c’en est fait !
perdican, avec indignation.
Et moi, moi qui voulais l’épouser. ..^ en personne...
velasquez, de même.
Moi, qui l’idolâtrais ainsi qu’une madone,
Et qui, las de combattre un ascendant vainqueur. Voulais, dans mon amour...
palomita, poussant un cri de joie.
Qu’entends-je !
VELASQUEZ
Ou ma folie.
Lui donner et ma main, et mon cœur et ma vie ! palomita, à part.
Ah ! je me sens mourir de joie et de bonheur !
(Elle fait un pas vers Velasquez, qui s’éloigne d elle ainsi que Perdican.) ensemble.
palomita, à part, gaierfient.
O fureur qui m’enchante !
O colère enivrante !
Trop heureuse servante.
Le ciel comble mes vœux !
Doux rêve, dont l’ivresse Me charmera sans cesse.
Comme dame et maîtresse.
Je reste dans ces lieux !
LA CHANTEUSE VOILÉE
VELASQUEZ
Infidèle servante,
Et perfide et méchante !
Et dont l’audace augmente Mes transports furieux,
Do ma lâche faiblesse.
Tu te jouais sans cesse !
Plus d’amour, de tendresse :
Ya-t’en ! sors de ces lieux !
PERDtCAN.
O perfide servante.
Que j’ai crue innocente!
Ah ! cette idée augmente Mes transports furieux!
Un autre a sa tendresse.
Ah ! c’est trop de faiblesse.
Je sors de mon ivresse,
Va-t’en !■ sors de ces lieux!
( Palomita , poursuivie par les menaces de Velasquez et de Perdican, s’élance dans la chambre à gauche, au moment où l’on entend de nouveau gronder les cris et la colère du peuple.)