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SCENE X

VELASQUEZ, PALOMITA, PERDICAN.

TRIO

PERDICAN, à demi-voix, à Palomita, après que le peuple est sorti.

Où l’as-tu cachée? •

PALOMITA.

Eh! qu’importe?

PERDICAN

J’y suis... c’est dans le grand bahut!

PALOMITA.

Justement!

VELASQUEZ

Il faut qu’elle sorte!

Il y va de notre salut!

(Il entre dans la chambre à gauche.) perdican, à Palomita.

Tu l’as vue!., est-elle jolie?

r alomita, d’un air indifférent.

Pas mal.

PERDICAN

Nous allons à l’instant Eu juger!..

VELASQUEZ, sortant de la chambre a gauche. Partie! elle est partie!

PERDICAN

Et par où?

velasquez, à demi-voix.

Mais vraiment.

Par la petite porte basse !

PERDICAN

Qui donne sur la vieille place !

VELASQUEZ

Et dont moi seul avais la clef!

perdican, répétant.

La porte basse !

VELASQUEZ

Eh! oui, certe,

C’est par là qu’on s’en est allé!..

Par quelle main fut-elle ouverte?

PERDICAN

En effet.

velasquez, à Palomita.

Oui, par qui ?

PALOMITA.

Je l’ignore!

VELASQUEZ

Et pourtant.

Toi seule en ce moment Étais dans cet appartement!

ENSEMBLE

PALOMITA.

C’est moi, pauvre servante Active et diligente.

Que toujours on tourmente ; Je ne fais rien de bien.

Vainement je m’empresse, On me gronde sans cesse.

Ah! quel sort est le mien!

Ah! ah! ah! ah! ah!

velasquez, avec humeur .

Inutile servante!

Maladroite! indolente!

Qui se mire ou se vante Et ne me sert à rien!

Se croit dame et maîtresse

Et qui, par sa paresse,

Me laisserait sans cesse Dérober tout mon bien!

PERDICAN

Oui, c’est une servante Active et diligente;

A tort on la tourmente :

Quel esprit est le tien !

Avec cette rudesse

Qui l’offense et la blesse

Pourquoi gronder sans cesse,

Puisqu’elle ne sait rien !

(Palomita, qui s’est mise à pleurer à la fin de cet ensemble, tire un mouchoir de sa poche pour essuyer ses yeux, et laisse tomber à terre une clef.) velasquez, la ramassant vivement.

Une clef de sa poche est tombée!

palomita, voulant la lui reprendre des mains ,

Ah! de grâce!..

velasquez, la regardant.

Et pareille à la mienne!

palomita, à part.

O ciel !

velasquez.

Eh! oui, vraiment!

( Comparant les deux clefs.)

C’est celle de la porte basse...

perdican, vivement.

Qui donne sur la vieille place...

velasquez.

Et par laquelle on entre en son appartement.

(Se retournant vers Palomita d’un air menaçant.) Et cette clef?..

palomita, tremblante.

Mon maître!

perdican, avec colère.

Ah! tu la possédais!

palomita, de même.

Par hasard.

VELASQUEZ

Et je l’ignorais!

PERDICAN

Tout ce qu’on racontait n’est donc pas calomnie! palomita, avec indignation.

Qu’osez-vous dire?

velasquez, avec jalousie.

O comble d’infamie !

perdican, de même.

Cet homme qui, la nuit, chez vous s’introduisait...

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