‹ Å’uvres illustréesChapitre 74 sur 1154 · SCENE XII · texte numérisé non relu

SCENE XII

Les précédents, GALIFARD, pâle, mourant, et entouré de gens de justice.

galifard, montrant du doigt la marquise , et parlant avec effort.

Arrêtez!

Cette fois votre adresse a déjoué la mienne.

Mais j’ai pris ma revanche ; avant ma fin prochaine,

J’ai tout dit.

LA MARQUISE, à part.

Ah! c’est fait de moi!

galifard, aux gens de justice.

Saisissez-la, Messieurs, au nom du roi.

saint-brice, aux exempts qui s'avancent.

De quel droit?

galifard, essayant de sourire.

Oh! j’ai plus d’une preuve.

(Montrant Hortense.)

C’est par elle d’abord que Madame fut veuve. ^ hortense et saint-brice, se tenant l'un contre l’autre. O ciel! est-il possible?

galifard, souriant avec ironie.

Et bien d’autres encor.

hortense, à demi-voix, à Saint-Brice.

Pardon, pardon! d’horreur, ah! mon âme est glacée.

galifard, s’approchant de la marquise.

Je vous l’avais bien dit : nous aurons même sort.

Même destin. Venez, ma noble fiancée,

Vous savez comme moi quel autel nous attend.

ENSEMBLE

CHŒUR des exempts.

Allons, qu’on nous suive à l’instant!

Et sur sa tète criminelle Qu’ enfin la justice éternelle Fasse tomber le châtiment!

saint-brice, hortense et le choeur.

Dieu tutélaire ! ô D.eu puissant!

Gloire à ta justice éternelle Contre une trame criminelle ,

Elle a protégé l’innocent.

(Saint-Brice et Hortense sont à droite, l’un près de l’autre. Des exempts ont entouré la marquise, balifard veut les suivre ; mais il chancelle et tombe expirant. La marquise, que l’on entraîne, jette sur lui des regards de triomphe et de vengeance.)

FIN DE LA MARQUISE DE BRINVILLIERS

LA VIEILLE

LA VIEILLE

OPÉRA-COMIQUE EN UN ACTE

Représenté, pour In première fols, k Paris, sur le théâtre royal de l’Opéra-Comique, le 14

BN SOCIÉTÉ AVEC SI. G. DBLAVIGNB, *

Page 1