‹ Å’uvres illustréesChapitre 760 sur 1154 · LE COMTE DE SALISBURY, GÉRALDINE · texte numérisé non relu

LE COMTE DE SALISBURY, GÉRALDINE

Géraldine, naïvement. Ainsi donc, j’existe encore? le comte. Oui, Géraldine!..

Géraldine. Vous en êtes bien sûr?

le comte. Je te le promets !

Géraldine. Et vous aussi?

le comte, lui serrant la main contre son coeur. Vois plutôt!

Géraldine. Dame! ça en a bien l’air!..

le comte, voulant l’embrasser. Et si tu doutes encore?.. Géraldine, vivement. Non, Monsieur... non... je vous crois... ( Regardant autour d’elle.) Mais dire que nous sommes ici dans un palais... le palais du roi... Il ne voudra jamais qu’une pauvre fille telle que moi épouse un grand seigneur tel que vous!

le comte. Non... car il me destine une noble et riche héritière, miss Oventry, que l’ou attend aujourd’hui... Mais, dussé-je perdre la faveur du maître, dussé-je m’exposer à toute sa colère... je te J’ai dit... mon sort sera uni au tien!..

Géraldine, tristement. Ab ! j’en étais bien plus sûre dans l’autre monde que dans celui-ci!

le comte. L’important, dans ce moment, c’est qu’on ne te voie pas... Nous ne pouvons retourner par où nous sommes venus... il y aurait trop dedangers. . mais le jour a paru... les portes du palais doivent être ouverles, je vais voir si nous pouvons sortir. . Attends-moi là, et n’aie pas peur! (Il sort par le fond.)

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