‹ Å’uvres illustréesChapitre 769 sur 1154 · SCENE X · texte numérisé non relu

SCENE X

LE COMTE, LE ROI, entrant par la porte à droite, FULBY.

le roi, avec Colère. Ah! l’horrible nuit, et l’infernal boudoir que la salle basse de monsieur le constable... Par saint Georges!., je ne me doutais pas qu’il y eût si peu d’agrément à être prisonnier d’Etat.

fulby. La justice est aveugle!..

le roi. Et sourde!... J’avais beau crier et répéter que j’étais le roi... ce maudit Bolbury n’écoutait rien et venait seulement de temps eh temps entr’ouvrir un guichet.

fulby. Pour s’assurer que vous étiez là... ( Regardant les habits du roi.) Ah! mon Dieu! Et ce costume qui se ressent des fatigues de la nuit. (Il entre par la porte à gauche.)

le roi. Et il me lançait à travers les barreaux quelques railleries de geôlier... queje n’oublierai jamais. ( Toujours avec colère.) Ah! si celui-là n’est pas pendu!.. le comte. Pour avoir servi Votre Majesté... le roi. Ah! tu appelles cela un service... M’avoir fait passer toute une nuit dans les angoisses et l’appréhension d’un scandale que je regardais comme inévitable... Traîné en justice le jour de mon mariage... Et, sans toi, mon cher comte, dont je ne sais comment récompenser le dévouement...

le comte. Je connais les bontés de Votre Majesté et l’intérêt quelle prend à tout ce qui me touche!..

le roi. Oui, parbleu!., toi... c’est moi!., nous ne faisons qu’un.

le comte. Je le sais!.. ( Fulby revient par la gauche , portant un riche manteau qu’il veut placer sur les épaules du roi.)

leroi, repoussant le manteau. C’est bon, c’est bon... (Au comte.) Dis-moi d’abord comment tu as découvert que le roi d’Angleterre était tombé au pouvoir des constables... et comment surtout, tu as trouvé moyen d’ouvrir sans bruit les portes de mon cachot.

le comte. Nous vous'lé dirons plus tard... ( Montrant la princesse qui entre.) C’est la princesse... inquiète de votre absence... Dans Un pareil moment... (Fulby jette le manteau sur le fauteuil à gauche.)

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