‹ Å’uvres illustréesChapitre 793 sur 1154 · SCENE XVI · texte numérisé non relu

SCENE XVI

MATHILDE, GASTON, M. DE GOURNAY, paraissant au milieu du théâtre ; MADAME DE SALBRIS et JULIE, accourant par la porte à droite , avec de la lumière.

madame de salrris et julie. Qu’est-ce?., qu’y a-t-il?.. m. de gournay. Mademoiselle Mathilde, votre petitefille, qui épouse Gaston, mon ami, et mon fils d’adoption...

gaston, hors de lui. O ciel!., est-il possible? m. de gournay, lui frappant sur l’épaule. Une surprise à laquelle tu ne t’attendais pas... mon gaillard! madame de salbris. Vous le connaissez donc? mathilde. Il était donc venu ici de votre aveu? m. de gournay. Par mon ordre.

gaston. Et cet amour que je voulais vous cacher, vous l’avez deviné?

m. de gournay. Depuis long-temps... Aussi personne ici, je m’en flatte, ne s’attendait à ce qui arrive. (A part.) Pas même moi! (Haut.) Mais, tu le sais, de l’étonnant, de l’imprévu... voilà ce que je veux... voilà ce que j’aime!

julie. Comment! Monsieur, et à moi-même qui étais votre confidente, c’était donc aussi une surprise que vous vouliez me faire ?

m. de gournay. Oui, mon enfant! (A part.) Mais ce sera la dernière.

CHŒUR

Vivent! vivent les surprises.

C’est le bonheur ici-bas;

Les faveurs les plus exquises Sont celles qu’on n’attend pas!

mathilde, au public.

Air : Il m’en souvient, longtemps ce jour.

Des jours qui nous sont réservés De vous dépendra destinée ;

Naguère encore, vous le savez.

De notre salle abandonnée Les échos, hélas ! étaient sourds,

Les places n’étaient jamais prises!

Messieurs, venez-nous tous les jours...

Nous vous permettons les surprises,

Oui, Messieurs, venez tous les jours,

Et nous bénirons les surprises.

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