‹ Å’uvres illustréesChapitre 809 sur 1154 · ACTE DEUXIÈME · texte numérisé non relu

ACTE DEUXIÈME

Un salon.

DAUBRAY, seul. Personne non plus dans ce salon... Au fait, le vide... la solitude, ce sont- les conséquences d’une catastrophe... elle chasse les indifférents... mais aussi elle ramène les amis véritables, et à ce titre ma place est ici... Mademoiselle Blanche avait raison! Tantôt dans le premier moment... je ne pouvais demander la main à son père... mon avenir était trop incertain... Mais maintenant! . celui avec qui j’ai combattu à Saint-Jeand’Ulloa... notre jeune prince, qui m’a reconnu tout à l’heure, et qui m’a offert, de lui-même... il m’a offert d’être son officier d’ordonnance! une pareille position!., c'est une fortune qui me tombe des nues!., mais tout me réussit aujourd’hui.

Air du Cabaret.

Désir d’illustrer ma mémoire,

Tu ne m’as pas en vain charmé,

Car maintenant, avec la gloire,

J’ai le bonheur... je suis aimé!

Pour qu’ici le destin lui-même Par mes efforts soit désarmé,

Tout mou secret le voilà : j’aime!

Je suis aimé!

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