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SCENE XIV

Les mêmes, DAUBRAY, qui est entré sur ces derniers mots.

daubray, s’avançant rapidement. Qui ose insulter ma mère ?

Tous. Sa mère!..

didier, courant à la table et prenant la lettre que Daubray lui avait donnée et jetant les yeux sur l’adresse. Oui... Maria Daubray, à Gênes... (A Daubray.)

MAITRE JEAN

Monsieur voici le dépôt que vous m’aviez confié... et de plus ce qui vous appartient, l'héritage de Charles Raymond, votre père ! . .

►é daubray, avec émotion et levant les yeux au ciel. A moi!., ô ma mère! ( Regardant Montmorin.) Mais il semblerait que j’eusse deviné l’insulte qu’on voulait lui faire ici... ( S’avançant vers Montmorin.) Monsieur, je viens de me battre avec votre fils!

montmorin. Mon Charles!.. (Se reprenant.) Non, mon Étienne !

daubray. Rassurez- vous!., il existe!., et s’est dignement conduit... C’est un noble jeune homme; ear c’est de luimême, et après le combat, qu’il m’a cédé ce qu'il he pouvait m’accorder auparavant!.. ( Faisant un pas vers Didier.) Monsieur Didier, je suis sans famille... je n’ai pas d’autres parents que ma mère... mais je suis officier de marine et je suis riche, dites-vou3. . je vous demande la main de votre fille.

Didier, étonné. Vous, Monsieur?., une demande si brusque, si inattendue...

blanche, bas, à son père. Pas tant!, c’était celui dont je vous parlais dans ma lettre.

didier, souriant. C’est différent!.. (A Daubray.) Je vois, Monsieur, que vous étiez accepté d’avance.

canigou. Ah çà, et moi?., qu’est ce qu’il me reste? didier. Les mille francs que tu demandais ce matin pour être heureux!..

Canigou, avec désespoir. Ah! quel malheur! . (Avec colcr».) Voilà une injustice du sort!., en voilà une!., avoir possédé deux millions, et n’avoir plus rien!., pas même le nécessaire.

CHOEUR FINAL

Air s

On a mieux que l’opulence,

Taut que le cœur reste pur;

La paix de la conscience Est le trésor le plus sûr.

FIN DE DIDIER L’HONNETE HOMME

MAITRE JEAN

ou

ÙOMÉDIE-V AUDEY1LLE EN DEUX ACTES,

Représentée, pour In première fois, à J’ai-is, sur le théâtre du Ciyiiinaisc-Urnmntiqcic, le I 4 janvier I8IÎ.

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