‹ Å’uvres illustréesChapitre 867 sur 1154 · SCENE V · texte numérisé non relu

SCENE V

Pendant la nuit.

Dans ce réduit Tout me sourit.

LÉON, THÉODORA, entrant doucement par la porte du fond.

Tout est profit.

Par ce moyen.

Sans donner rien,

Ce trésor-là M’appartiendrai

ludgers, à ses compagnons, indiquant la sortie d’Irène.

Cavaliers intrépides.

léon, se croyant toujours seul.

Tout m’abandonne, alors!..

théodora, appuyant doucement sa main sur l’épaule de Léon.

Non, pas moi!

léon, se retournant.

Qu’ai* je vu?

Par nos coursiers numides, Plus que le vent rapides,

DUO

Ces déserts sont franchis.

THÉODORA

Sans que rien ne vous touche.

A moi, ta sœur et ton amie.

Qu’un voile sur la bouche

Dis-moi qui trouble ton repos?

De la beauté farouche

Laisse-moi consoler ta vie,

Vienne étouffer les cris!

Laisse-moi partager tes maux.

TOUS

LÉON

Enlevons, enlevons !

Qu’exiges-tu d’un misérable?

Alerte, compagnons!

Si je n’étais que malheureux,

Tu lirais dans mon cœur!..

ENSEMBLE

THÉODORA

Rappelons-nous tous nos exploits.

Mon frère est donc coupable?

Et tous nos beaux jours d’autrefois !

LÉON

Tout ira bien ; je le sens-là.

Notre projet réussira!..

Pendant la nuit.

Dans ce réduit, etc., etc.

Oui ! coupable envers vous envers vous et les cieux ! En proie à mon délire,

En détestant le jour,

J’aime, et je ne peux dire

L’objet de mon amour !

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