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LES ESCLAVES

Divertissement dansé par mesdemoiselles Pierron, Nathan, Marquet et Mathilde.

nicéphore, se levant après le divertissement. Toutes ces beautés de l’Asie N’ont pas de pouvoir sur mon cœur!

LE JUIF ERRANT

lo.'J

Plus d’amour éphémère, et plus de fantaisie ;

Je suis las du plaisir, et voudrais le bonheur!

( Apercevant Irène , que Ludgers vient de faire amener devant lui.)

Ah! qu’ai-je vu? grands dieux! et quelle grâce insigne. Quel air de naïve candeur !

ludgers, à Nicéphore.

Je savais bien qu’elle était digne De notre futur empereur !

nicéphore, à Ludgers, montrant Irène.

Ton esclave me plaît! ton esclave est à moi!

Fixe le prix toi-même ! . .

ludgers, s’inclinant.

Ah! c’est parler eu roi!

Irène, s’éloignant avec terreur de Nicéphore. Laissez-moi! laissez-moi!

ludgers.

■ Cédez à votre roi !

irène, s'arrachant des bras de Nicéphore et tombant à genoux.

O vous, mes seuls appuis! ô ma sœur! ô mon frère!

ensemble.

LUDGERS.

A tes prières il sont sourds !

nicéphore.

Tu m’appartiens, 6 mes amours!

(Le ciel s’obscurcit ; le vent s’élève ; le tonnerre gronde dans le lointain, et le bruit de l’ouragan va toujours en augmentant.)

irène, que des muets de la garde de l’empereur entraînent, et qui résiste en vain.

Tout m’abandonne, hélas !.. Personne sur la terre Ne viendra-t-il à mon secours?

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