‹ Å’uvres illustréesChapitre 888 sur 1154 · LÉON, IRÈNE, THÉODORA · texte numérisé non relu

LÉON, IRÈNE, THÉODORA

O mon père !..

ASHVÉRUS.

Allez pour moi du Ciel implorer la bonlé!

Puisse-t-il fermer ma paupière,

Enfants, jusqu’à, l’éternité!

irène, théodora, Léon, s'éloignant sur l'ordre du Juif.

ENSEMBLE

Allons, pour lui, du Ciel implorer la bonté!

Puisse-t-il fermer sa paupière.

Hélas ! jusqu’à l’éternité !

ashvérus, écoutant les voix de ses enfants , qui. se perdent au loin.

Mon Dieu! mon Dieu! fais que je meure A cette.place... Hélas! j’ai tant marché!

Ah ! fais sonner ma dernière heure !..

(Montrant la grève.)

De mes maux,. Seigneur, sois touché!..

Mais, ô Ciel! quel prodige étrange Eprouvé-je dans tous mes sens?..

Tout en moi se confond et change...

Oui, c’est la mort!., oui, je la sens!..

C’est le repos!., la lin de mes tourments!..

(Il chancelle, et finit par tomber mourant sur un rocher de la plage.)

DEUXIÈME TABLEAU

Des vapeurs s’élèvent sur la mer. — Des nuages épais descendent des cieux. — De pâles éclairs sillonnent les nuages, au milieu desquels on voit traverser I’Ange exterminateur faisant retentir la trompette du jugement dernier.

Les nuages se dissipent, et l’on aperçoit l’immense vallée de Josaphat.

Au milieu de cette solitude, des anges, placés aux quatre

LAON Y. — Imprimerie

de ViALiT ot Gis

LE JUIF ERRANT

ibi

CHŒUR D’ANGES, au Ciel.

Venez, venez, vous les hôtes des deux!

points cardinaux, appellent tous les morts au jugement dernier.

A ces appels sinistres, les tombeaux s’ouvrent, et tous les trépassés de l'univers s’avancent devant leur souverain juge, en chantant le chœur suivant.

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