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SCENE Vlll

Les mêmes, CHOEUR D'ARABES, la hache « la main, j et apercevant Sébastien.

CHŒUR

Du sang! du sang!., c’est l’ordre du prophète!

Frappons ! frappons ! pour obéir au ciel.

Allah! Allah nous demande sa tête!

Du sang! du sang!., aux enrauts d’Ismaël! zayda, s'élançant au devant d’Abayaldos et de Ben-Selim, qui viennent d'entrer, et leur montrant Sébastien.)

Non ! vous épargnera* celui que je protège !

Si vous m’aimes, sauve* un malheureux!..

(.1 Abayaldos, avec force et fierté.)

Je le demande !.. je le veux!

ABAYALDOS.

Et pourquoi vous obéirais-je,

A vous qui repousse* et ma main et mes vœux?

CHŒUR, entourant Sébastien.

Du sang! du sang!., c’est la loi du prophète!

Frappons! frappons! pour obéir au ciel.

Allah ! Allah nous demande sa tète !

Du sang! du sang!., aux enfants d’Ismaël!

( fis ont entoure’ Sébastien: le fer est levé sur sa tête; I

on va le frapper. Zayda pousse un cri, s'élance de- I

vant ?u», et lui fuit un rempart de son corps.) zayda, tremblante d'effroi, et s'adressant à Abayaldos. J Eh bien donc!., ordonne* qu’on épargne sa vie!..

Qu’il puisse encor revoir le ciel de sa patrie!..

(Montrant son père et elle.)

A nos soins confié, qu’il soit libre par vous.

Et je le jure ici, vous sere* mou époux ! abayaldos, étonné.

Quel intérêt si grand ?..

ZAYDA.

Sur la rive lointaine.

Je mourais... un chrétien osa briser ma chaîne.

Libre, j’ai fait serment de sauver un chrétien !..

Ce vœu. vous maidere* à l'accomplir!..

ABAYALDOS, OU TO».

Eh bien!

Sois libre !.. va bénir au seiu de ta patrie.

Le nom sacré de celle à qui tu dois la vie !

zayda, à voix basse, au roi , qui fait le geste de refuser.

Sire, pour vous sauver j’avais promis mes jours :

Je donne plus encore, et, si je vous suis chère.

Parte*, Sire, parte*!.. Sur la rive étrangère.

Mou cœur est avec vous et vous suivra toujours !

ABAYALDOS ET LE CHOEUR DES ARABES, « do I» Sébastien. Partez! parte*!., c’est l’ordre du prophète!

(Aux esclaves et aux femmes, qui s’avancent avec des guirlandes et des corbeilles de fleurs.) Marchons!., marchons! des combats à l'autel!

De notre chef que le bonheur s’apprête.

Amour et gloire aux enfants d’Ismaël !

ZAYDA.

Pour le sauver; quand mon malheur s’apprête.

Sur lui, mou Dieu, veille* du haut du ciel !

( Abayaldos a pris la main de Zayda, qui, pâle et trem-

blante, le suit en se soutenant à peine. — Le cortège s'éloigne avec eux.)

Sébastien, seul, sur le banc où il est tombé anéanti, regardant autour de lui.)

CAVAT1NE.

Seul sur la terre.

Dans ma misère,

Je n’ai plus rien!

Amour céleste,

Qui seul me reste,

Est mon soutien!

Oui, lui seul ranime mon âme;

Dans le destin qui m’accable et m’abat,

11 no me reste rien que l’amour d’une femme,

(Avec énergie.)

Et le cœur d’un soldat!

(Faible et chancelant encore, il s’éloigne. — La toile tombe.)

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