SCENE PREMIERE
DOM ANTONIO, couvert de son manteau royal, la couronne en tête et appuyé sur sa main de la justice, est debout sur une riche estrade, élevée de plusieurs degrés, et reçoit les serments de tous les Grands du royaume. — A droite et à gauche, des Dames de la cour en brillants costumes. — Au fond, des Huissiers, des Pages; et, dans la galerie extérieure, des flots de Peuple , que des Gardes empêchent d’entrer.
dom juam de sylva, s'adressant à Dom Antonio.
RÉCITATIF
Pour éteindre une guerre aux deux pays cruelle.
L’illustre Abayaldos, de Sébastien vainqueur.
Envoyé par sou roi, vient en ambassadeur
Proposer un traité d’alliance éternelle !
(Sur une marche brillante, paraissent Abayaldos et toute la suite de l’ambassade. — Des esclaves portent des présents qu’ils déposent au pied du trône. — A côté d’Abayaldos, des seigneurs arabes, des guerriers, musulmans , des esclaves et quelques femmes voilées. — Abayaldos s'avance vers dom Antonio et lui remet ses lettres de créance.)
abayaldos.
Nous apportons ces préseuts et nos vœux Au nouveau roi de la Lusitanie;
Puissent, par lui, briller sur sa patrie Un ciel plus pur et des jours plus heureux !
DOM ANTONIO
Puissions-nous du passé faire oublier les fautes!
Vous, cependant, soyez mes amis et mes hôtes !
Et jusqu’au jour heureux qui nous promet la paix.
Daigne* pour votre asile accepter mon palais!
(Abayaldos s’incline en signe d’acceptation. — Dom Antonio descend de son trône et s’éloigne avec Dom Juam et les seigneurs gu» l’entourent.)
DOM SÉBASTIEN