‹ Å’uvres illustréesChapitre 912 sur 1154 · SCENE III · texte numérisé non relu

SCENE III

(Le théâtre change et représente la principale place de Lisbonne, en 1577. A gauche, la façade de la cathédrale. Au fond et à droite, plusieurs rues qui aboutissent à la place. Il fait nuit. Un soldat blessé et

marchant avec peine, sort d’une des rues à droite, et s’avance lentement sur la place publique dont il regarde en silence les principaux édifices.)

CAMOENS, seul.

ROMANCE

PREMIER COUPLET

O ma patrie!

Un de tes fils, pauvre et sanglant,

Touche enfin ta rive chérie!..

Et tous les malheurs de ma vie,

Je lus oublie en te voyant,

O ma patrie!..

DEUXIÈME COUPLET

De ma patrie

L’aspect touchant et solennel Ranime mon âme affaiblie ;

Et si je dois perdre la vie.

Je mourrai du moins sous le ciel De ma patrie !

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