‹ Å’uvres illustréesChapitre 938 sur 1154 · SCENE VII · texte numérisé non relu

SCENE VII

CAFARINI, seul. Comme chez moi, dit-il... J’y suis, parbleu! bien... Mais, pour lui, la raison... ( Montrant sa tète.) absente du logis!.. Décidément, il est timbré... et il y aurait du danger à le garder ici plus longtemps... J'aurais déjà dû, il y a six mois, dès sou premier accès de folio, le mettre à la porte de chez moi... C'est Gina, ma nièce, qui m’en a empêché... et cela m’est suspect... Pourquoi préfère-t-elle l’état de couturière au sort brillant que je lui propose?., la main de son oncle et son tuteur, la main du signor Cafarini, organiste, compositeur religieux et moral... Et me refuser, sous prétexte qu’elle ne m’aime pas... Ce n’est pas naturel... Il y a quelque chose entre elle et ce Fabio... mon élève, cet ingrat qui me doit tout.. . ce serpent que j’ai réchauffé dans mon sein, à deux piastres le cachet... Je le saurai... Qu’est-ce qu’il fait là?..

. ( S'approchant du clavecin.) De la musique profane, sans doute, au lieu de composer, comme moi, quelque bon Requiem ou quelque Vies irœ... ( Prenant le papier qui est sur le clavecin et le lisant.)

« O toi, dont l’œil rayonne « De mille traits vainqueurs,

« Sans sceptre ni couronne « Tu règnes sur les cœurs!.. »

(Achevant, à voix basse.) Des vers, une déclaration...

[Remettant le papier sur le pupitre.) Des déclarations

dans une mansarde... Et pour qui? je vous le demande...

A moins que ce ne soit pour...

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