SCENE VII
CLÉLIA, GINA.
gina, de loin. Adieu, monsieur Fabio!
clélia, tout en prenant son mantelet et ses gants. Vous connaissez M. Fabio?
gina. Beaucoup!., c’est-à-dire, à peine... Il demeure dans la maison de mon oncle... (Lui montrant la mesure de papier qu'elle tient.) Si la Signora voulait me laisser lui prendre mesure... ce ne serait qu’un instant... Pendant qu’elie met ses gants et sou mantelet... je lui jure qu’elle aura le temps!
clélia. Dépêche-toi... ( Pendant que Gina lui prend mesure.) Et c’est un honnête jeune homme ?
gina. Je le crois bien... et si laborieux, qu’il a manqué mourir de travail ou en devenir fou!
clélia. Tu m’effraies!
gina, prenant toujours mesure. Oh! il est guéri... quoiefue ça lui reprenne encore de temps en temps.,, quand il parle de musique... Si la Signora voulait lever le bras... Du reste, un homme de mérite... et un cœur... clélia. Auquel on peut se fier ?
gina, se baissant pour mesurer la jupe. Moi, d’abord, j’aurais toute confiance en lui...
clélia, souriant. C’est ce que je vois! gina. La jupe pas trop longue, n’est-ce pas?.. Et si vous daignez le protéger... (Passant sa mesure autour de la taille de Clélia.) C’est si bien... si délicat... si distingué... clélia, secouant la tête. Vraiment!..
gina, se reprenant, avec embarras. Je veux parler de la taille de la Signora... Impossible avec cela de manquer une robe...
clélia, avec un soupir. J’entends... tu aimes Fabio? gina. Moi, Signora!
clélia, de même. Et... tu en es aimée? gina. 11 ne me l’a jamais dit... mais ça viendra peutêtre !.. (Entendant du bruit à la porte du fond qui est restée ouverte.) Qui va là?