‹ Å’uvres illustréesChapitre 953 sur 1154 · SCENE XI · texte numérisé non relu

SCENE XI

FABIO, « gauche du théâtre ; GINA, sortant de la porte à droite.

DUO

gina, regardant du côté de la porte à droite.

Par moi caché dans cette humble retraite,

Il attend mon sign il pour revoir ses amours.

Pauvre jeune homme! hélas! pour lui je m’inquiète;

S’il était découvert... il y va de ses jours!

ensemble.

GINA

Veillons sur leur bonheur.

Pour eux, mon Dieu ! j'ai peur!

fabio, devant la glace. Oui, vraiment, d’un tel air,

On pourrait être fier! — Acte 1, scène 11.

Je sens battre mon cœur D'espoir et de frayeur!

Pour eux, hélas!

Prions tout bas.

Fais venir promptement La beauté qu’il attend.

Amour, toi qui m’entends.

Tu dois veiller sur des amants!..

FABIO

C’est elle... ah! quel bonheur!

D’où vient qu’ainsi j’ai peur?

Je sens battre mon cœur D’amour, d’espoir et de frayeur!

Je n’ose, hélas !

Faire un seul pas.

Allons, voici l’instant, Disons-lui mon tourment.

Amour, toi qui m’entends, , Tu dois veiller sur des amants!..

GINA

Mais quelle obscurité profonde,

Et je n’ose appeler du monde.

( Entendant Fabio s’approcher.)

Qui va là?

C’est moi... ine voici...

Moi, Fabio!..

gina, à part.

C’est lui!

ENSEMBLE

GINA

O rencontre imprévue !

Mon cœur en a frémi.

Tremblante et l’ame émue, Je suis seule avec lui.

Ah! j’aurais, je l’atteste.

Dû m’éloigner déjà,

Et cependant je reste,

Et je suis encor là !

FABIO

Ah ! mon àme éperdue De surprise a frémi.

Quelle ivresse inconnue Et quel trouble inoui!

O volupté céleste,

Enfin donc la voilà!

Que m’importe le reste?

Tout mon bonheur est là !

LA BARCAROLLE

CiPABINI,

Gina. C’est par mon crédit <,ue vous entres au palais du roi. - Acte 3, scène 2.

FABIO

O ■vous, dont la main généreuse A depuis si longtemps daigné me secourir... gina, à part. (Parlé.) Il sait tout!

FABIO

Ma voix respectueuse

Bénissait vos bienfaits et n’osait les trahir. gina, de même. (Parlé.) Il sait tout!

FABIO

Oui, je vous ai devinée,

Ange gardien de mes jours,

Et ma vie est enchaînée A vous seule et pour toujours.

Oui, c’est vous, c’est vous que j’aime,

Et dussiez-vous me punir. . .

Ah! de cet amour extrême Rien ne saurait me guérir :

Plutôt mourir que guérir!

(■ Retenant par la main Gina qui veut s’éloigner.) Ah ! n’espérez pas me fuir !

gina.

D’une ivresse inconnue

Tout mon cœur a frémi.

Tremblante et l’àme émue, Je suis seule avec lu1.

Hélas! j’aurais, sans doute, Di\ m’éloigner déjà.

Et cependant j’écoute.

Et je suis encor là!

Quelle :

Quel bonheur inouï!

Oui, son âme est émue

Ah ! pour moi plus de doute,

Près de moi la voilà.

Et son cœur qui m’écoute Me pardonne déjà !

( Fabio est aux genoux de Gina , et presse sa main avec transport. — La porte à gauche s’ouvre. — Paraît Clélia tenant un flambeau. — Le théâtre redevient éclairé. — Tous trois poussent un cri.)

LAÛXY — Imprimerie de Vulai a Ci«. — .V 19.

LA BARCAROLLE

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