‹ Å’uvres illustréesChapitre 973 sur 1154 · SCENE II · texte numérisé non relu

SCENE II

Les mêmes, LE CHEVALIER DE SAINT-LUC, entrant en riant.

Ab! l’avenlure est trop plaisante]

LA MARQUISE

C’est mon neveu le chevalier...

Qu’a-t-il donc?

le chevalier.

Laissez-moi, ma tante,

Rire d’un trait si singulier!..

Ce grand Cagliostro, qui fit votre conquête...

le prince, vivement et se levant.

Le chevalier, esprit fort et railleur,

Est connu pour son détracteur!

le chevalier.

Et vous pour son séide!.. Eh bien ! donc, ce prophète.

Ce grand lama, ce dieu qui donne des trésors.

Je l’ai vu de mes yeux saisi par des recors!

LA MARQUISE

Impossible !

le chevalier.

Arrêté pour dettes,

Comme un simple particulier.

le prince.

Lui, des dettes !

Qu’il avait faites.

Et qu’il ne pouvait pas payer!

la marquise.

Vous n’y pensez pas, chevalier!

LE CHEVALIER

Je l’ai vu ! je l’ai vu !

TROISIÈME COUPLET

C’est un docteur des plus habiles!

Qui sur nous levant des impôts.

Fabrique de l’or pour les sots,

Avec l’argent des imbéciles!..

Oui, chez lui les trésors viendront Tant que les autres en auront!

La fourbe et l’ignorance Lui serviront d’écho!

Mais, au fond, sa puissance Se réduit à zéro !

Et voilà la science Du grand Cagliostro !

TOUS

Quoi! voilà la science Du grand Cagliostro !

Page 1