LE MARQUIS, LE PRINCE ET LE CHOEUR
O ciel! hésiterait-il!
cagliostro, à Caracoli, lui présentant une petite boite. Si Monseigneur pourtant veut se résoudre A respirer un peu de cette poudre...
(Montrant Caracoli )
Voyez comme soudain ses eflets sont puissants :
La vie et la chaleur vont ranimer ses sens!
caracoli.
O ciel!
cagliostro, le magnétisant toujours.
Silence !
tous, avec anxiété.
Eh bien?
CARACOLI.
Mon cerveau se dégage.
Ze renais!..
(Remuant la main, puis le bras.)
De mon bras ze retrouve l’usage!
(Se frottant la poitrine.)
D’un bien-être inconnu mon cœur est rézoui!
cagliostro, avec enthousiasme.
Levez -vous, Monseigneur, car vous êtes guéri!
( Caracoli se lève vivement et tout le monde pousse un cri.)
TOUS
Honneur ! honneur au savant Cagliostro !
caracoli, étonné.
Que dites-vous? le comte de Cagliostro!
Mais c’est un ange, un dio bieu piu tosto !
Ah! zour heureux! ô vue enchanteresse,
Ah! sur mon cœur souffrez que ze vous presse,
Et de ce bras reconnaissant Que ze dois à votre talent!
ENSEMBLE
CAGLIOSTRO
Grâce, je vous prie.
Pour ma modestie!
Mon humble génie Est vraiment honteux.
Mais à votre vue,
L’envie est vaincue,
Et mon âme émue En rend grâce aux dieux!