SCENE IV
Les mêmes, LE MARQUIS DE CARACOLI, blessé, ramené par LE CHEVALIER et par LE PRINCE, qui le soutiennent.
TOUS
Ah! quelle pâleur est la sienne!
Hélas! il se soutient à peine
LE PRINCE
Grâce au ciel! il respire encor!
CARACOLI.
Ah! ze souis fini!., ze souis mort!
la marquise, au chevalier.
Quel est-il? répondez, de grâce?
le chevalier.
Un étranger de noble race.
LE PRINCE
Le marquis de Caracoli !
CARACOLI.
Ah! ze souis mort!., ze souis fini!
LA MARQUISE
Où Son Altesse souffre-t-elle?
CARACOLI.
Z’ai le pied brisé.
cagliostro, à la marquise.
Ce n’est rien!
caracoli.
Le bras fracassé.
cagliostro, de même.
Ce n’est rien.
caracoli, portant la main à sa tête.
Ze sens sc troubler ma cervelle!
cagliostro, de même.
C’est plus grave .. Je le vois bien!
Caria commotion fut telle Que l’épanchement au cerveau Est immanquable!..
CÉCILE
Ah! quel malheur nouveau!
le marquis, bas, à Cagliostro.
Sa perte alors...
CAGLIOSTRO
Est imminente!
GAGLIOSTRO.
2cr»
la marquise, à tin de ses gens.
Ho! vite! ho! vite ! un médeein!
Gourez!
LE CI1EVAL1ER
Y pensez-vous, ma (ante?
Quand vous avez là, sous la main, Celui qui sauverait d’un mot le genre humain!
CAGLIOSTRO
Moi!
LE CHEVALIER
Vous!
{Avec ironie .) Allons! allons!
Avec doux ou trois mots,
Vous guérirez ses maux!
C'est un heureux hasard!
Déployez tout votre art...
Chacun, de vous attend Un miracle éclatant;
Allons! allons!
Nous attendons ..
tous, à Caglioslro.
Allons! allons!
cagliostro, avec embarras.
Mais, pris à l’improvtsto...
Sans être préparé...
le chevalier, avec ironie.
Quoi! devant le péril,
Ce grand docteur, ce savant alchimiste,
De son talent douterait-il ?