‹ Å’uvres illustréesChapitre 980 sur 1154 · SCENE VII · texte numérisé non relu

SCENE VII

LE PRINCE, seul. Cela ira mieux, dit-il... Je n’ose y croire encore... et cependant, il est si habile, il produit des effets si étonnants, que s’il veut employer en ma faveur cette puissance sympathique et attractive dont il parlait...

LE PRINCE, CORILLA, entrant par la porte à gauche.

le prince, poussant un cri. Dieu! c’est elle! c’est Corilla !

corilla, étonnée. Le prince !

le prince. Vous! qui d’aujourd’hui ne deviez pas quitter Versailles...

CORILLA; Vous l’avez dit.

* LE prince. Ici, dans l’hôtel de la marquise de Volmérange, où vous veniez pour moi?

corilla, souriant. Vous vous trompez!

le prince. Allons donc!., qui pourrait vous amener chez la marquise, que vous ne connaissez pas!

corilla, C'est mon secret!.. Je déteste les gens curieux... et vous ôtes toujours là, devant moi, comme un point d’interrogation!

le prince, galamment. Vous voulez dire d’admiration! corilla. C’est mieux!.. Eh bien! Monsieur, je venais étudier les modes de la cour, moi, étrangère, qui n’ai encore pris ni la poudre, ni les mouches... Mais vousmême, pourquoi me surprendre à Versailles? Qu’y venez-vous faire?

le prince. Solliciter pour vous et appuyer de nouveau auprès du cardinal de Rohan la demande que vous avez adressée à la cour de Rome... Vous, Corilla, avoir des affaires ave’c le Saint-Siège... qu’est-ce que ce petit être? corilla, sévèrement. C’est mon secret!

le prince. C’est juste, c’est juste... je me fais. . Plus qu’un mot seulement... sur une affaire personnelle... corilla. Soit! si vous vous dépêchez.

le prince. Dites-moi... si aujourd’hui, dans ce moment, ma présence vous impatiente comme à l’ordinaire. corilla. Pas autant!

LE prince. Bravo! ça commence!.. Et si malgré vous, bientôt peut-être, vous alliez m’aimer... Hein? vous en seriez bien étonnée...

corilla, gaiement. Moi! ma foi, non!

CAGLI0STR0

CAVAT1NE.

C’est un caprice Qui rend propice La cantatrice Au cœur changeant 1 Sachez attendra Un aveu tende.’

Qui peut dépendre D'un seul instant !

Vous êtes le plus estimable De tous les princes bavar. i.; ;

Je devrais vous trouver aim hic,

Et je le voudrais quelquefois ..

Oui, oui, je le voudrais...

Mais... mais..

C’est un caprice Qui rend propice, etc.

Maintenant, partez, laissez-tnoi Seule en ces lieux! je le désire...

Comment! vous hésitez, je croi!

Vous osez demander pourquoi?

Pourquoi? pourquoi?..

Le prince salue et s'éloigne.)

C'est bien ! c’est bien! vous compr. nez!

(✓I part, le regardant s'éloigner.)

Ali! vraiment, tant d’obéissance Me louche le cœur!..

{Haut.)

Revenez!

[Le prince accourt auprès d’elle .)

Je vous dois une récompense.

{Lui tendant sa main à baiser.)

Tenez! Monsieur, tenez! tenez!

{Le prince porte vivement la main de Corilla à ses lèvres.)

Vous le voyez !

C’est un caprice Qui rend propice La cantatrice Au cœur changeant!

Et maintenant

Partez... oui, partez sur-lc-cliamp!

iLe prince sort par le fond.)

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