‹ Aux contribuables du comté de l'Islet [microforme]Chapitre 1 sur 5 · RÉFORMES DANS LE TARIF. L · texte numérisé non relu

RÉFORMES DANS LE TARIF. L

Je suis résolu à faire tous mes efforts pour obtenir des r rmes et des changements dans le tarif, de nature à per-

' ‘re à la classe agricole d’acheter à meilleur marché les | c es dont elle a besoin et de vendre plus cher les produits à sol. |

Les manufacturiers des grandes villes, qui réalisent des #°

centaines de mille piastres de profits par année, au moyen du |

tarif actuel, s’opposent à ces réformes. Ils se sont organisés | en as:ociation et sans distinction de parti ils appuient le gou- | E vernement dont la politique fait leur fortune. gi

À Jeur point de vue, ils ont raison. La politique dite 4 nationale adoptée en 1879, dans le but de favoriser l’établis- À ment et le développement de nos industries, en empêchant | ies produits industriels étrangers d'entrer au Canada, n’a plus }

aujourd'hui la même raison d’être. Les intérêts des manufacturiers ont été assez longtemps protégés : l’heure est venue de protéger les intérêts de l’agriculture. \ L'intérêt des manufacturiers et des industriels est de tenir le marché Canadien fermé aux produits manufacturiers des Etats-Unis afin de vendre plus cher leurs propres produits. L'intérèt du cultivateur canadien est de travailler à se faire ouvrir le marché américain, afin d'y vendre plus cher F les produits agricoles.

{| Nous avons, pour notre beurre et notre fromage, le marché inglais, qui est précieux et que nous conserverons toujours, sar il est ouvert à toutes les nations comme à nous.

Faisons en sorte que le marché américain qui nous est pratiquement fermé, nous soit ouvert, afin que nous puisnone y vendre nos chevaux, nos patates, nos œufs, nos volailles, etc.

Pour cela il faut que sans la perturbation Ge notre É industrie nous permettions aux pioduits manufacturés gméricains d'entrer ici. *

Le cultivateur canadien y trouvera un double intérêt, d’abord il paiera moins cher pour ce dont il a besoin, et il vendra ses produits d’une manière beaucoup plus avantageuse.

La lutte est donc réellement entre le cultivateur qui à besoin du marché américain, et le manufacturier qui a peur de faire moins de bénifices si l’industriel américain peut venir lui faire concurrence dans la vente des meubles, des instruments d'agriculture, des cotons, des étoffes, des voitures, etc.

Il me semble que dans le comté agricole de l’Islet, il n "y a pas d’hisitation possible à ce sujet.

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