L'ESPRIT DE PARTI
Par malheur dans votre province on se divise de père en fils en rouge et bleu, sans se donner le trouble de songer à ses intérêts d’abord. Trop souvent l’on vote sans avoir réfléchi aux conséquences de son action. Aussi voyez dans quelle pénible situation nous sommes tombés. Un million de nos compatriotes ont traversé la frontière et se sont établis sur le sol américain. Et le dépeuplement se continue avec une alarmante persévérance.
Nous sommes taxés au-delà de nos moyens de payer, et des mauvaises récoltes advenani, les canadiens: -français nous Jaissent par milliers et par milliers.
Cela xe nous ouvre pas les yeux, et nous rs des partisans affolés au lieu d’être des hommes de raison et de réflexion. Âu lieu de chercher les remèdes à nos maux, nous nous querellons.
Les impôts nouveaux qui ont été créés augmenteront encore le courant de l’émigration.
Je proteste contre cette politique et je vous demande de vous joindre à moi pour l'adoption de moyens propres à rendre à la classe agricole la prospérité à laquelle elle a droit et qu’elle peut s'assurer, si elle le veut, si elle ne se laisse pas tromper par les avocats et les journaux à la dévotion des manufac: turiers qui fournissent aux ministres et à leurs candidats l’argent nécessaire pour corrompre et débaucher les comtés.
LA QUESTION DES ECOLES sans compromis. Je veux que les catholiques et les a sh
du Manitoba aient leurs écoles séparées et fr pi ne et les convention
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aux catholiques du Manitoba un système d'écoles semblable à celui qui existe dans la Province de Québec, et aussi l’intervention du gouvernement fédérai pour leur faire justice s'ils sont lésés par la majorité protestante,
Or, le gouvernement Greenway a passé des lois qui enlèvent aux catholiques leurs écoles séparées et les obligent à payer des impôts pour les écoles protestantes.
Le cabinet de la Puissance en ne désavouant pas cesilois, a manqué à ses devoirs et trahi la minorité catholique. Il a eu peur des tories d'Ontario qui, au Haut Canada, font une;lutte acharnée pour enlever aussi à nos compatriotes de cette province leurs écoles séparées. Sir John Thompson vient de prendre dans son gouvernement M. Clarke Wallace, l’un des partisans acharnés de cette politique spoliatrice et infâme qui consiste à écraser les catholiques partout où ils sont en minorite.
Je suis, sur ce sujet important, de l'avis que M. Chapleau exprimait il y a quelques semaines dans le comté d'Hochelaga et dans une adresse d'adieu à ses électeurs de Terrebonne. $i la majorité protestante persiste à vouloir violer le pacte fédéral pour nous priver de de nos droits, le temps n’est pas loin où il faudra chercher plus de justice dans des changements constitutionnels et politiques.
Le gouvernement n’a rien fait qui puisse nous inspirer la confiance qu’il mettra à néant les lois de M Greenway. La constitution lui donne cependant les moyens les plus efficaces et les plus amples pour rendre à nos coreligionnaires les écoles séparées qui leur avaient été enlevées. S'il en agit ainsi, je lui donnerai mon concours actif sur cette question. Si nou, je ferai tous mes efforts pour la faire régler par le parlemeiit dans le sens de la justice et de la constitution.
J’ai fait une étude spéciale de cette question et je m’engage à en poursuivre la solution avec toute l'énergie dont je suis capable.