‹ Aux contribuables du comté de l'Islet [microforme]Chapitre 4 sur 5 · CEUX QUI M'ACCUSENT · texte numérisé non relu

CEUX QUI M'ACCUSENT

M. THoMAS CHAPAIS.

Toutes sortes d’accusations sont portées contre moi durant la lutte. J'ai joré dans la politique un rôle très actif dans ies vingt années dernières, et il me faut pas être surpris si je me 4 suis fait des ennemis. Ceux qui sont aujourd'hui les plus 0 violents contre moi me portaient aux nues il n’y a pas long-

La temps encore, Sir Adolphe Caron pouf un, avait en moi pleine confiance. Nous avons fait ensemble des luttes nombreuses. En 1891, il chercha à me faire élire dans le comté de Montmorency il et écrivit à cet effet plusieurs lettres aux conserva- * teurs des paroisses.

ve ; Les électeurs de l’Islet se souviennent qu’en 1890 les chefs

À du parti conservateur firent de grands efforts pour me faire présenter dans la division de Montmagny contre M. Bernatchez. Le; conservateurs de l’Islet me demandèrent également de faire la lutte dans le comté. :

Rref, j'étais l’un des chefs du parti conservateur, et ceux qui n'ont en ce moment que des injures à mon adressé me proclamaient alors un grand homme.

:Qu’ai-je donc fait pour exciter leur colère ? Je vais vous le dire. (À

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de la justice. Sans doute, il y a sur le banc beaucoup d’hom-

F. de lettres et papiers établissant.de la manière la plus fon que le département des Travaux Publics, dont Sir.

. Langevin était ie ministre, avait été depuis de longues a une véritable caverne de voleurs. Je montrai ces document à Sir Adoïphe Caron et à Sir John A. MacDonald, et p J'en commencai la publication dans le Canadien

Je arrêté sous accusation de Jlibelle criminel sur dénonciation de M. McGreevy. Je plaidai que tout ce que j'avais ditétait vrai et que j'étais prêt à en faire la preuve. Puis les élections de 1891 survinrent, et Je me fis élire dans le comté de Mont- . morency. Je portai en parlement .nes accusations. La preuve. ue je fis épouvanta l'opinion publique. Sir Hector Langevin ut obligé de résigner son siège de ministre et M. McGreevy.

urant fut chassé de la chambre. Le parlement fut unanime à ns ies déclarer que des vols abominables avaient eu lieu, et que le .

je me pays avaient perdu des centaines de mille piastres. | plus Les clubs des deux partis politiques me félicitèrent des long- efforts que j'avais faits pour mettre fin à ce système de pillage >leine et de rapines sans précédent dans notre histoire Et SirJohn : euses,. Thompson, le ministre de la justice, prit des procédures contre Mont- M. McGreevy et les Connolly, tant au criminel qu'au civil serva- pour recouvrer les sommes volées au pays.

chefs LA RAISON DE LEUR HAINE

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tchez. Il vous est facile de comprendre, messieurs, que dès ce

nt de | moment j’attirai sur ma tête la colère de Sir Hector Langevin

| et de ceux que j'avais empêché de voler davantage. M. Tho-

; ceux na8 Chapais, qui est le gendre de Sir Hector, qui vit dans la

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J'ai arrêté les pillages qui se commettaient dans les départements publics à Ottawa ; j'ai empêché les voleurs de nous dépouiller d'avantage. Mes ad\ersaires appellent cela trahir, moi j'appelle cela avoir le courage de faire son devoir.

Ceux qui abandonnent leur parti pour obtenir des portefeuilles ou des places méritent la réprobation publique. Je me suis séparé d’un gouvernement fort et d’un parti au pouvoir pour me jeter dans l'opposition. Mon désintéressement et mes motifs ne sauraient donc être mis en doute.

Beaucoup d’autres conservateurs importants et éclairés savent comme moi que l’organisation conservatrice telle qu’elle existe aujourd’hui, ne mérite plus la confiance de ceux qui connaissent le fond des choses La Presse, l'organe de M. Chapieau, le Lieutenant-Grouverneur de la province de Québec, déclarait le jour même qu'il a été assermenté, qu’il se retirait de la politique, dégoûté de ce qui se passe à Ottawa depuis quelques années. Quand toute la vérité sera connue, les conservateurs honorables comprendront qu'ils sont trompés et exploités par une bande d'hommes qui ne songent qu'à se placer et à s'enrichir, à garder le pouvoir dans leur intérêt personnel.

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