ARCHEVÊQUE LANGEVIN
Dans ua suprême appel à la Chambre des communes, l’Archevêque Langevin a adressé à Sir Charles Tupper, le 13 avril dernier, le télégramme suivant que l'Hon. secrétaire d’État a lu et déposé devant la Chambre des Communes, à la
'séance du 14 avril.
Montréal, 13 avril, 1896.
‘ Au nom de la minorité catholique du Manitoba que je représente officiellement, je demande à la chambre des communes d'adopter le bill réparateur comme il est maintenant amendé. La minorité catholique sera satisfaite de ce bill et l’acceptera comme un règlement final, substantiel et pratique de la question des écoles et conforme à la constitution.”
A. D. LANGEVIN, ‘ Archevêque de St-Boniface.”
L’Hon. M. Prendergast, député à l'assemblée législative du Manitoba s'exprime ainsi sur ce projet,
“ L'acte réparateur à l’air informe, et il pouvait: difficilement en être autrement attendu que dans sa rédaction il fallait se garder de donner à la minorité aucun avantage de plus que ceux dont elle jouissait antérieurement à 1890. Ce bill est une reconnaissance du principe pour lequel nous avons combattu depuis six ans. Notre droit de participer à l'octroi législatif y est } reconnu. Je ne suis pas prêt à discuter le pouvoir du gouvernement fédéral de nous accorder * une part du subside provincial. Si j'étais dans la chambre fédérale je voterais pour cette mesure.
Si le gouvernement de Manitoba nous refuse une part de l'octroi qu'il distribue aux écoles, je dis que le Parlement du Canada ferait acte de justice en amendant l'acte des terres de la