Aux électeurs du comté de Dorchester [microforme]
Je désire vous laisser terminer vos semences avant de vous déranger pour des assemblées, mais, en attendant que j'aie Île plaisir de vous voir, je prends la liberté de vous adresser quelques mots au sujet de la lutte électorale qui commence.
M. Le docteur Vaillancourt a été élu unaninement député de votre comté en 1891, et, comme vous Île savez, j'ai un peu contribué à ce résultat. M. Vaillancourt était alors et se proclamait conservateur-national mais il a complètement changé son attitude politique, il est devenu partisan avoué de M Laurier. J'étais à cette époqne en lutte ouverte avec M. Mercier, et le docteur Vaillancourt 6 ait l’un de coux qui m'encouraweaient le plus dans la guerre que nous faisions dans le temps au Premier Ministre de Québec.
Lequel des deux a abandonné l'autre? M. Vaillancourt dit que c’est moi, mais mes amis savent le contraire et eu voici quelques preuves additionnelles. Quelques jours après son élection, le 23 mars 1891, il in'écrivait ce qui suit
St. Anselme, 23 mars 1891.
MON CHER AML tits "it: A eue Permetsé-moi de. to félicite}. de: l'attitude que tu as prise vis-à-vis, César et,le Quotidien. . Tous Les gens bien pensauté Ÿ'approuvént Coinbats jusqu'à la
fin, la victoire sera pour Let er ns et Tout à toi, C.E. VAILLANCOURT.
aorable Mercier que M. Vaillancourt appe-
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Quelques jours après, au moment ou on était venu avec la police s'emparer par la violence du journal La Justice, et qu'on en avait fait une doublure de l'Electeur, M. Vaillancourt m'écrivait e2 qui suit :
St-Anselme, 2 + vril 1891.