‹ Aux électeurs du comté de Dorchester [microforme]Chapitre 5 sur 5 · DECLARATION · texte numérisé non relu

DECLARATION

“ En face de la déclaration du comité judiciaire du Conseil Privé qui s'est prononcé définitivement sur les questions de droit et de faits, en déclarant que la minorité catholique du Manitobi à des criefs fondés et qu'elle a droit à ses écoles séparées :

‘ En face des déclarations du gouvernement actuel qui proclame que son devoir patriotique est de persister dans sa politique de rémédier aux griefs de la mino-

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rité catholique romaine de Manitoba, en la rétablissant dans la jouissance des droits et privilèges que lui garantit la constitution ;

‘* En face € u mandement des évêques de la province de Québec qui imposent aux catholiques l'obligation de n’accorder lenr suffrage qu'aux candidats qui s'engawent formellement à voter, au parlement, en faveur d’une législation rendant à la minorité catholique du Mauitpba les droits scolaires qui lui sont reconnus par le Conseil Privé d'Aagliterre.

‘Je, soussigné, candidat à Ia présente élection, et chef reconnu du parti libéral m'engage, comme tel, formellement et solennellement à exiger et appuyer de mon vote la passation d'une mesure réparatrice, devant remettre la minorité catholique du Manitoba dans la plénitude de ses droits reconnus, et ayant l'approbation de l'évêque spécialement chargé de la défense et de la protection de ses droits. Je m'engage de plus à ne rien faire qui puisse mettre le gouvernement dans l'impossibilité de présenter telle législation réparatrice ou qui soit de nature à en retarder l'adoption. ”

M. Luurior a refusé de signer cette déclaration. C'est-à-dire, qu'il est en révolte ouverte contre notre clergé et contre le jugement de la Reine, Tous les cathéliques et les protestants bien pensants de ce pays doivent flétrir un homine comme celui-là, et il me semble que les électeurs de Dorchester croiront qu'il est de leur devoir d: ne pas contribuer à le mettre an pouvoir. [l en est indigne, et le docteur Vaillarcourt en marchant sous son drapeau, tombe dans le cas de ceux dont on peut dire: Dis-moi qui tu fréquentes et je te dirai qui tu es.

D'ailleurs à quoi bon pour M Vaillancourt de dire qu'il est pour les catholiques ‘il suit un homme qui est contre eux et veut avant toute chose le mettre au pouvoir, ce dont il est indigne ?

En terminant, mes cheramis. permettez-moi de vous dire que sË vots'avez un peu de confiance en moi et si vous croye2 qué je puis faire quelque chose pour votre comté, j'esjsère qué nous nous dornerons la main tous ensemble'ot qué,; unis comme nous l'avons été dans je passé,nous verrons triompher la cause sacrée des droits

Eds

de la minorité du Manitoba que représente Sir À. P. Caron comme candidat dans notre comté.

Donnez en même temps au comté un homme capabie de m'aider à travailler à votre prospérité. Je tiens beaucoup à cela, parce que j'ai pour vous de la reconnaissance et de l’amitié. Vous m'avez pris par la main et vous m'avez fait ce que je suis dans la politique. Je m'en souviens et je voudrais vous le rendre en travaillant dans ma sphère pour votre bonheur et votre. prospérité, en envoyant à Ottawa un homme capable qui seconderait mes efforts.

J'aurai l'occasion de faire le tour du comté bientôt pour la distribution des argents de colonization. Cela me fournira l’occasion et le plaisir de vous voir et nous pourrons discuter ensemble alors toutes ces questions-là.

Quelques personnes vous parlent des taxes que le gouvernement provincial a imposées. Comme ïl s’agit maintenant d'une élection fédérale, ce n’est point le temps de discuter les questions de politique provinciale. C’est le gouvernement fédéral qu'il s’agit de juger et c’est la question des écoles catholiques qu'il faut régler. Quand le temps sera venu, je me propose de défendre la politique du gouvernement dont je forme partie, et vous verrez que ce n’est pas par plaisir que nous avons imposé pour quelques temps les taxes en question. M. Mercier avait plongé la Province dans un abime de dépenses et il fallut payer cela Je vous prouverai en temps et lieu ce qui en est sous ce rapport

Eu attendant (chaque chose à son temps), je compte sur tous mes bons et fidèles amis du comté pour marcher avec moi la main dans la main et continuer à défendre nos droits et ceux du comté.

Votre ami dévoué, à LOUIS P. PELLETIE R.

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