I. Le chef du gouvernement actuel
Sir J. A, Macdonald, est ua franc-ma- | Deux de ses col-| lègues sont l’un, Mr Bowell orangiste, |
on, un orangisté,
Mr White, franc-maçon. Ce gouvernement est ouvertement hostile aux catholiques et aux canadiens-français, Depuis un an et au-delà, les journaux orangistes à la solde du gouvernement prêchent la guerre aux catholiques, vomissent à pleines colonnes l’injure à notre religion, à no,re clergé, à notre nationalité. Les choses ont été poussées si loin que des évêques d'Ontarié ont demandé des prières publiques contre l'avènement au pouoir du parti de Sir John.
Le chef de l'opposition, l'hon. Edward lake, est un homme dé talents transndants, d’une honorabilité parfaite ; toutes circonstances, il s'est opposé x sociftés secrètes, spécialementaux angistes. Il a élevé la voix en faur de la malheurense Irlande ; il a mandé justice pour nos pauvres métis| du Nord-Ouest; il a toutes les Sÿinpathies de l’épiscopat d’Ontario.
John est l'ennemi de l’autonomi des provinces, et emploie tous les MOÿens à sa disposition pour nous Dre à l'union législative.
| M. Blake est l'ennemi de | législative.
| Entre S:t John et M. lake, pour un catholique, pour un canidien-fran- Çais, le choix est facile et je n'hésite pas
[à dire que je reconnais l'Honorable M.
Blake pour mon chef politique.
l'union
est directement responsable des trou- | bles du Nord-Ouest,
preuve faite devant la Chambre. De puis des années et des années, les Métis du Nord-Ouest s'adressaient au gouvernement pour obtenir le redres- | Sement Ge certains griefs parfaitement légitimes. On les a poussés à bout, on les a réduits au désespoir, et aus sitôt que la poudre a narlé, on a re- [co nu les griefs des Métis et on y 2 | fait droit. |
Mais un gouvernement qui par in Curie Où par malice provoque une guerre civile, qui occasionna la perte de deux cents vies précieuses, et une dépense de huit milliuns de piastres, ce gouvernement est criminel et indigne de la confiance du peuple.
III. En 1867, la dette publique était dé 93 millions ; en juillet 1886, elle était de 281 millions.
Depuis 1871, elle à augmenté à raison de 1 4milliohélpar année.
On ne parlé gui Hintenant que de millions, #84 der Te mon tant én&rmef
te publique
entre les conités, ils auront chacun au |
Cette dette, c'est plus de | piastres par tête.
La part de choque famille dans la dette nette, cest à peu près $234, | avec un intérêt annuel de $9.36.
Pour le comté de Québes, cette intérêt excède quarante mille piastres pai 1innée,
Mais ce n'est pas tout. En 1868, la dépense annuelle était de $13,687;- 1928. En 188$, il a été dépensé $35,- 037,060, c'est-à-dire $7 par tête.
Et malgré l'augmentation énorme dans les recettes des douanes et de l'excise, nous avons eu, pour l’année expirée en juin 1886, un déficit de $5,- 864,523. Ut la ‘ Gazette Officielle ” de janvier dernier indique pour l'année courante un déficit qui est déjà rendu à $800,000,
Le secrét de ces dépenses, de ces gaspillages, on le trouve dans la co, ruption éhontée dont Sir John a tou-
cinquante
vernement, achat des députés, des manufacturiers; de la presse.
Le peuple dira si c'est là la manière dont il aime à voir dépenser son argent. Avec l'opposition, je condamne ces dépenses insensées, cette ruineuse corruption. Sir Adolphe en est responsable et vous demande de la trouver bonne.
IV, Nous avons droit, nous Canadiens-français, d’avoir la présidence de l’une ou de l’autre chambre, et d'avoir