‹ Aux électeurs du comté de Québec [microforme]Chapitre 3 sur 3 · II. Le gouvernement de Sir John · texte numérisé non relu

II. Le gouvernement de Sir John

C’est ce qui résulte clairernent de la |

ar ce chiffre.

jours fait son principal moyen de gou-.

[un ministre français au Sénat. Nous {n'avons ni l’un ni l'autre.

| Pendant que notre Haut commis- |saire à Londres nous coûte au delà de | $30,000 par année, nôtre représentant |à Paris a à peine ce qu’il lui faut pour tenir un bureau décent.

Sir John ne veut pas de traité de | commerce lavec la France, | Sir John fait venir à grands fraisdes | Russes, des Suédois, des Allemands, et | leur donne des terres pour rien. Les |métis français ne peuvent obtenir de Ititres pour leurs terres qu’au moyen d’une insurrection, | Sir George Etienne Cartier con- {naissait son, homme quand sur son

lit de mort il disait : Méfez-vous de | Sir John, c’est l'ennemi des Cana- | diens-français.

V. Comme compensation des sacriñces que nous a imposés la construc [tion du Pacifique, on nous avait pro- | mis le terminus à Québec, et le pont tdu Cap-Rouge, au lieu de cela, on | laisse Québec dans l'isolement et pour Lenriehi# me æmistre, M. Pope, on

nouseit FAP chemin de fer dans les \ |

tions, et bien d’auitres ef ht. discutées pendant \la agne électorale. J'y | app À Wousiy dot @votre plus | à

Le

Sir 001

À chac are mille Promesses, dont aucune n été tenue.

Pendan@le dernier parlement, il a assisté au@imeux banquet de Winnipeg ; ila fait pendre un pauvre malheureux qu’en 1875 il appelait son frère, et enfin, il a fait entrer au Sénat son oncle Pierre Deblois,

On dit que le nouveau sénateur est d’une discjétion exemplaire: il n’a pas encore ourert la bouche, et ne sait faire qu’une chose : retirer son salaire.

Le comté de Québec avait droit d'attendre l'autre chose de la part de son député.

Intimenient convaincu que la conduite de Sir Adolphe a été égoïste, et qu'il a sacrifié les intérêts de son comté pour plaire au chef politique dont il s’est fait l’esclave, j'abandonne aujourd'hui même lux situation qui donne le pain à ma famille, et plein de confiance dans votre intelligence ét dans votre patriotisme, je viens vous demander, de répudier lennemi et l'insulteur'de votre race dans la personne de Sir Adolphe, et de tendre la main à l'ami des canadiens-français, au défenseur intrépide de l'autonomie provinciale, à l'ennemi des orangistes, à l'honorable M. Blake en un mot dans la FRERE de votre très humble

serviteur,

Josern Marin.

| | Québec} 11 févrièr 1887.

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