XXVI LES DEVOIRS DES CATHOLIQUES
moralité, de justice et de liberté que nous, et, comme nous, ils ont la prétention de sauvegarder les grands intérêts moraux et sociaux qui sont Fenjeu de la bataille; mais dans ces luttes angoissantes et vraiment tragiques ils croient pouvoir se passer de la discipline du christianisme, et ils se tiennent à égale distance de ceux qui professent la religion et de ceux qui la combattent. Nous nous adressons à ces hommes qui sont le grand nombre dans notre société française, et nous les supplions de sortir de leur neutralité, de leur inaction, et de se ranger avec nous sous la bannière du catholicisme; nous les supplions de ne pas laisser « au mal la liberté de grandir et d'atteindre ces limites, voisines peut-être, où toute ruine est irréparable à la puissance même de Dieu » ; nous les supplions de comprendre enfin que la question religieuse est une question de salut social et que, selon la parole de Taine, « il n'y a que le christianisme pour nous retenir sur notre pente fatale, pour enrayer le glissement insensible par lequel incessamment et de tout son poids originel notre race rétrograde vers ses bas-fonds ». Nous en sommes là à l'heure présente. Le christianisme recule et la moralité recule avec lui. Nous rétrogradons vers les bas-fonds. Nous roulons au paganisme et à toutes les conséquences qu'il entraîne à sa suite. Qui ne le voit? Les désordres se multiplient sous nos yeux. Les mœurs deviennent pires. Les lois elles-mêmes, celle du divorce en particulier, excitent au libertinage. Le veau d'or compte