LES DEVOIRS DES CATHOLIQUES XXVII
des adorateurs sans nombre. Avec cela les nouvelles générations nous préparent des lendemains qui épouvantent les sages. L'enfant sort de Fécole, sceptique, sinon alliée. Le mal grandit à mesure que les anciens s'en vont. Si déjà ceux qui arrivent à la pleine maturité de Texistence n'ont plus que des notions confuses de Dieu et de la loi morale, que seront leurs fils et les fils de leurs fils? Et le peuple, c'est-à-dire l'immense majorité, les quatre cinquièmes de la nation, la grande masse qui travaille et qui peine, qu'a-t-on à lui dire et à lui donner? On lui a ôté Dieu et on lui a pris le ciel. Que lui reste-t-il? La terre? Elle lui échappe. L'or, la jouissance, les honneurs? Toutes ces divinités sont pour lui inaccessibles ou insuffisantes. La science? Elle creuse ses aspirations, bien loin de les combler. Sans religion, les classes laborieuses sont désorientées, inconsolées, exaspérées, et leurs misères matérielles s'aggravent et se compliquent de leurs souffrances morales. 0 hommes qui voulez rester neutres entre la vérité et l'erreur et n'appartenir tout à fait ni à l'une nia l'autre, honnêtes gens qui vivez de parti pris ou inconsciemment dans l'indifférence religieuse, intellectuels, bourgeois, artisans, laboureurs qui n'êtes ni des impies ni des chrétiens, nous vous conjurons de faire votre devoir, tout votre devoir, et de revenir ouvertement, courageusement, complètement à la religion des ancêtres !
Et vous aussi, incrédules déterminés, qui prétendez ne croire à rien, sachez que nous pensons souvent à