DANS LES ŒUVRES DE PERSÉVÉRANCE
lennelle, des récompenses sont attribuées aux pius assidus, et surtout à ceux et à celles qui ont rédigé les meilleures analyses. Voilà certes une belle institution. On ne saurait trop vanter le bien qu'elle fait à la jeunesse. Est-elle cependant suffisante? Nous ne le pensons pas.
III. Au catéchisme de persévérance la paroisse moderne doit ajouter autre chose : le patronnag-e. Ecoutons là-dessus la parole autorisée du grand Pape Léon XIII. S'adressant, il y a peu d'années, au T. C. Frère Joseph, supérieur général des Frères, Léon XIII lui disait : « L'œuvre des patronages est capitale; en instruisant les enfants dans leurs écoles, les Frères n'ont fait que la première partie de leur besogne ; la seconde est aussi importante, plus importante encore, s'il est possible. Car, sans les œuvres de persévérance, le long et pénible travail de l'école serait presque toujours compromis, parfois anéanti. Les enfants tomberaient, en sortant des mains des Frères, dans celles des sociétés secrètes ou publiques qui ont pour objet la destruction de la foi... II faut, à moins d'impossibilité absolue, que dans toute maison d'école existe comme corollaire indispensable un patronage déjeunes gens. » Ces paroles sont l'évidence même. Jeté au milieu des dangers
que nous énumérions tout à l'heare, le jeune îioinme ne peut pas se passer des patronages. C'est là qu'il trouve, au moins le soir, au moins le dimanche, un prolongement de l'école chrétienne ou du catéchisme, un supplément de la famille, un correctif de l'atelier, une connaissance plus familière des choses divines et des hommes de Dieu, un apprentissage meilleur de la vie. Les éducateurs laïques ne lui offrent que des fanfares, des chorales, des sociétés de gymnastique : autant de moyens d'améliorer la voix et les muscles, mais non d'améliorer les consciences. Il lui faut cela sans doute, mais avec cela autre chose, plus et mieux : il lui faut le patronage religieux.
IV. Absolument nécessaire au jeune homme, le patronage est également nécessaire aux jeunes filles des classes populaires. Il nous faut des mères chrétiennes. Mais comment les aurons-nous, si ce n'est d'abord en formant des filles modestes et craignant Dieu? Nous régénérerons la famille par la femme, et la femme sera, épouse et mère, ce qu'elle aura été jeune fille. L'avenir des familles dépend de la conduite des jeunes filles adolescentes. Dans toute paroisse bien organisée, on doit donc trouver des œuvres de persévérance pour les jeunes filles. Enfants de Marie, elles se