VIII LA PERSECUTION RELIGIEUSE
sonnes qui sont innocentes, mais à notre cause qui est la cause de Dieu, de Jésus-Christ et de TÉglise, la cause du Vrai et du Bien sur la terre, la cause de la religion. Cet évêque est chassé de son palais, ce curé de son presbytère, ce jeune clerc de son séminaire parce qu'ils représentent la religion. Ce prêtre, ce missionnaire, cette Sœur d'asile ou d'hôpital, ce Frère des Ecoles chrétiennes sont poursuivis parce qu'ils enseignent et propagent la religion. On interdit ce petit livre qui s'appelle un catéchisme, on renverse cette croix, on supprime cette procession, parce que la religion est préchée par ce petit livre, symbolisée par cette croix, glorifiée par cette procession. Cet homme qui va à la messe et qui fait élever ses enfants chrétiennement, risque sa place ou son avancement, parce qu'il pratique la religion. Cette propriété est confisquée, vendue, dilapidée, parce qu'elle abrite les ministres de la religion, les serviteurs et les servantes de la religion. Pour les disciples et les apôtres de la religion, pas de droit de propriété, pas de liberté, pas d'égalité, pas de fraternité, pas d'accession possible aux emplois publics. Les empereurs païens disaient : « Les chrétiens aux bêtes ! » Le cri qui tombe sur nous est peut-être aujourd'hui plus féroce. On nous dit : « Les chrétiens à la porte ! » à la porte des écoles, à la porte de toutes les fonctions, de tous les honneurs, de tous les domiciles... On nous chasse de partout, même de nos temples que l'on s'ingénie à nous rendre inhabitables. Chrétiens, nos frères et nos