‹ Aux honorables membres du Comité catholique du Conseil de l'instruction publique [microforme]Chapitre 3 sur 10 · MESSIEURS · texte numérisé non relu

MESSIEURS

Je vous remercie très sincerement des deux exemplaires du Cours de Langue anglaise, livre de l'élève et livre du maitre. J'ai examiné les deux très attentivement. Cet ouvrage est, à mon avis, infiniment supérieur à tout autre du méme genre qui ait jamais été publié dans ee paysei En etlet, ses formes variéss, dont beaucoup n'avaient envore paru dans ateun ouvrage en anglais, le présentent comine une nouvelle création. La forme méthodologique sentie depuis longtemps. trouve lei sa vraie signification; et je suis certain que tout professeur, après Un eXanten sérieux, partage: a mon opinion.

Ce cours comprend tous les éléments essentiels à l'étude d'une langue: on y trouve la Grammaire anglaise, la Littérature anglaise, la Composition, Île Style épistolaire, Orthographe, la Ponctuation, Hygiene, l'Histoire naturelle, la Géographie, l'Histoire, et, par-dessus tout, les principes de la morale chrétienne. Toutes les lecons sont bien oœraduées, se suivent comme naturellement, sont très pratiques, et rendues intéressantes, ayant tout l'attrait de l'art sans Le choix littéraire est pris des meilleurs au-

aucune de ses formalités inutiles.

teurs anglais, afin d'exereer aux belles formes de la langue et de procurer le

plaisir int lectuel que l'on trouve dix la lecture des meilleures productions. i ê {

La teinte religieuse de l'ouvrage est son trait caractéristique. Jusqu'ici,

il était d'usage d'exclure la morale et les principos chrétiens de tout manuel

pour écoles sur des sujets profanes, limitant l'enseignement à ces seuls sujets.

Le mal de cette pratique a été souvent déplore: car, par elle, on a tacitement appris aux jeunes élèves que la rehgion ne forme qu'une tres petite partie de leur éducation. Mais votre ouvrage enseigne le vrai principe, savoir: que la scienre doit et peut aller de pair avi la religion, qu'elle n'a rien à souffrir de

cette association, mais que, au contraire, elle entire sa plus grande valeur et sa

plus grande beauté Pour conclusion. je désire sinecerement que votre excellent ouvrage ait tout Le succes auquel il a droit. et devienne un manuel pour toutes les écoles catholiques du Canada. Pres fraternellement votre

CORNELIUS DoNOVAN.

{ Devant une telle manifestation des deux Provinres et dés deux lingurs, S'évanouiront, j'ose Fespérer, toutes les hésitations du Sous-Comité du Cons‘ de Ffnstruection publique Je résume, Honorabls Messieurs tte promiere parte dé ma note. En 1878. be Const dé Fnstruction publiqu, sur la re-ommandation du | Conseil des Arts et Mana ctures, approuve de Manuel de dessin" de M Oscar Dunn, au prix d'étranges contradictions payées par huit anné:s d'insucees, de stérilité constatées par Ps rapports officiels de MA. Les [usb "CLOUTS. refuse, toujours sur l'avis du Conseil des Arts et Manufactures, d'approuver notre * Cours de dessin," ouvrage d'une grande valour universellement attestée par tous les hommes competents, lequelse trouve, par ce refus même, exelu de toutes les écoles dela Province, même des nôtres, et cela malgré la reominandation du Comité préside par Mer de Rinouski et adoptée par le Conseil de Fnstruction publique En 1880, le cher frere Aphraates presents & votre approbation une double série de Hivres français et anglus: le Comité présidé par Sa Grandeur Mer l'Archevéque dé Quéhes déclare ces séries bien graduées et recommande l'approbation de x série française. Quatre années S'écoulent, pas d'approbation : loin de Ja, MM. les Commissaires d'écoles de Montréal interdisent nos ouvrages dans leurs écoles, et MM les Inspecteurs font partout, sous de spécieux prétextes, Ja chasse au Devoir. approuvé et recommandé par NN. NS. les Evèques. (Foir F'Appendice B pour quelques exemples.) En ISS4 le Conseil, sur l'avis du Nous-Comité, ne juge pas opportun

d approuver nos deux Cours de Lanone française et notre Histoire élémentaire

du Canada, sous un double prétexte: le premier, qu'on n'a pas invoqué pour MM. Dunn et Montpetit auxquels on semble ainsi accorder beaucoup plus de confiance qu'à des religieux que les protestants anglais

permetiez-ainot cette appréciation, Honorables Messiours—qualitient de “premiers éducateurs du monde” (1); le second, que M. le Nurintendant ne juge pas à propos, maloré ma demande, de me faire connaitre, nous laissant dans la pénible alternative, où d'urrôter nos travaux, on de les poursuivre au prix d'énormes sacrilites sans espoir de sur os.

Cependant ces ouvrages, œuvre de maitres éminents et fruit d'une experience quasi universelle, ont un mérite intrinsèque ré:l, que gœurantissent sulfisunment Les éloges qu'ils recucillent dans les deux langues française et angluise comme dans les deux Provinces de Québec et d'Ontario

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