SUBVENTION A NOÏRE COURS NORMAL
Dès 171, Finatitut du Vencrable de la Nalle tournaient ses regards vers le Canada. Jn 1733, les frères Denis et Pacifique furent envoyés par + Kupérieur Général pour examiner la situation etles conditions d'établissement pro: posées. Certaines difficultés haprévucss firent ajourner la fondation de l'école projetés à Montréal. Ce n'est qu'en EN37, que cette œuvre pu être repris el menée à bonne fin. Depuis eette époque, notre humble famille, bénie dr Dieu et de l'Épiscopat, a pris de merveilleux a -croissements, S'est répandue dans toute La Province de Québer, en Ontario et jusqu'aux Etats-Unis où elle possèd un assez grand nombre d'établissements. Cest de Montréal que sont SUUCCSSIV ment parties la colonie qui a onde la Communauté de Baltimore et une foule de sujets qui ont répandu, du Maine au Nouveau-Mexique, la connaissanre de La laneue française et Le bienfait de l'éducation chrétienne.
On voit par et exemple, que notre Congrégation, comme les autres Conerégations, com ne Je clergé s cubier, obéit à la loi providentielle qui à étendu le Canada tont le long de la République améri ain, afin de continuer par la
Nouvelle Franve” la noble mission évangélique qui fut et sera toujours l'honneur et la gloire de la Mére-Patrie: Gest Dei per Franvos !
jusqu'à la loi de 1835, qui mit l'enseignement exelusivement sous le contrôle de F'Etat et créa une légion de fonctionnaires publics sous le nom d'instituteurs, nos principales écoles de: France furent des cours norme d'où sortirent la plupart des instituteurs. Ainsi en faut-il en Canada jusqu'à la eréation des Éeoles normales, en 157, c'est-à-dire pendant un laps de vingt années. « À Montréal. dit M. le Dr Meilleur, les bons Frères des Evoles chrétiennes vou-
(ii) Éducation. 16 août issi
LD
lurent bien se préter à la chose, en adinettani dans leurs elasses les instituteurs
; , 1 1 i 1 Û US Val DU qui en demanderaient Fentrée pendant au monts le temps de leurs vacances,
suivant l'avis que je leur avais donné autrement, Cet excellent ordre religieux, dont le noviciat est une véritable érofe rm de, a contribué à former ainsi, tout en même temps, bon nombre d'institutenrs luques. 7 (1)
Ce que les Frères faisaient à Montréal, ils le faisaient à Québec, aux Trois-Rivières et ailleurs. Et ces cours normaux, pour être moins éelatants que ceux qui les ont remplacés, n'en étaient pus moins utiles. * L'instruction que les Frères donnent, continue le Dr Meilleur, pour être plus modeste, plus éronomique et plus religieuse, n'en est pas moins solide et pratique, ni moins propre à
| répondre aux besoins récis des enfants du pruple." () Elle était assurément plus
CCONONIQUE, puisqu'elle était entièrement grétnite "() De 1857 à INT, sortirent de notre noviciat plusieurs centaines de sujets qui répandirent dans toute la Province te bienfut de l'éducation chrétienne et
eratuite. Toutefois, Honorabics Messieurs. Le nombre des sujets était loin de
répondre aux besoins de la jeunesse et à Fapp J de NN.SS. los Evôques. C'est
sous l'empire de cette pensée que le cher frere Facile conçut, dès 1860, Le prejet
d'ouvrir un Cours normul où préparatoire. Na pensé, mürie par les frères Liguori et Hosen, ne fut exécutée qu'en IST par le cher frere Armin-Victor.
Cette œuvre, bénie à son aurore par Mer Bourget, le fut encore et d'unc maniere toute spéciale par tous les Evéques de la Province, Le 6 janvier TSTR, par une lettre qui restera dans nos archives comme un impérissable témoienage du dévouement de l'Épiscopat canadien envers l'institut du Vénérable de la Nalle,
C'est sur cette institution si modeste et st utile, Honorables Messieurs, que je me propose, en eette seconde partie de ma note, d'attirer votre sympathique attention. Elle à pour but exclusif de recruter des instituteurs chrétiens et, quels que soient les talents d'un jeune homme, nous ne Fr conservons jamais si nous n'avons la certitude morale qu'il veut consacrer sa vie, dans Fnstitut, à l'éducation chrétienne de fa jeunesse
Depuis sa fondation, ve Cours normal a recu
En 18701: ut re inerte credo DO: SUTIOÉS.
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La moyenne des éleves a varié, chaque année, de 30 à 40,
Plusieurs, manquant de santé, de talents où de Vocation, ont été remis à à leur famille mais la plupart, apres les épreuves du noviciat, ont été placés à la tète d'une classe où ils justiient pleinement les espérances des fondateurs de l'œuvre.
Le cours des études de nos Normaliens est de trois ans: ce temps est ces pendant quelquefois abrégé pour les sujets qui + entrent plus âgés ou plus cultivés. Or, Honorables Messieurs, pendant ees trois années, tous ces futurs maitres sont complètement à notre charge, et cette charge, je vous l'avoue, est pour nous écrasante; CAT, EUX frais que nécessite l'éducation de nos Normaiiens, viennent s'ajouter ceux du grand novi iat, des voyages, des vieillards, des malades et d'une assez vaste administration.
A la demande du cher frere Armin-Vietor, le Conseil de l'instruction publique, si généreux pour les Écoles normales, nous alloua, en 879, un subide de $130. Ce chiffre, pourtant déjà si médestes se réduisit à $75 en TIKSO ot en 1881: à partir de I8K2, la éte completement supprime.
Comment et pourquoi nous at-on retranché cette modique assistanee ? Mystère! Mystère sur lequel, néanmoins, peut jeter quelque lumiere le courant pédagogique qui nous emporte.
A la séance du Conseil de l'instruction publique des 2 et 3 juin T8#0, L'HLonorable Chauveau fait la proposition suivante, qu'appuie chaleureusement M. le Surintendant :
e Qu'à l'avenir, toute institution recevant une subvention du fonds de l'éducation supérieure, à l'exception des collèges classiques, qui aura refusé de recevoir la visite de l'inspecteur, soit privée de sa subvention sur la décision spéciale du Conmsté catholique.”
Cette motion mise aux voix est perdne sur division. 7 (1)
On se demande pourquoi cette conclusion vanne sûr la motion. vontrairement à l'usage adopté de donner le nom des membres qui acceptent et Île nom de ceux qui repoussent la proposition.
Quoi qu'il en soit, Honorables Messieurs, on peut juger de l'esprit et de la portée de cette proposition par sa préméditation et l'écho qu'elle eut dans la presse pédagogique de la France et du Canada.
Elle ne fut point une surprise, car avis en avait été donné au Conseil la session précédente, et M. le Surintendant l'avait annoncée et recommandée dans son rapport daté du 3 décembre IST. ()
Elle a eu le même écho, et dans le journal ofliciel de M. Ferry, et dans
QG) Rapport du Surintendint de Linstruction publique de la Province de Québec, année
€) Rapport du Surintendunt de Finstruction publique de la Province de Québec, année
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