CONCLUSION
DES CHAPITAES PRÉCÉOENS.
Nous avons invinciblement établi que Dieu exi^ le; qu'il est infiniment parfait; qu'il nous a créés à sa ressemblance; qu'il exige de nous des homma-
» d^œil sur les proccdés des missionnaires protestans.... Le plas souvent u leur vocation a sa source dans le désir de recevoir tle riches appointe- » mens de deux à trois cents livres sterling par an, uniquement à la char- » ge de lire et de faire circuler la Bible parmi les peuples idolâtres : et à i> ce prix-là , est-ce un sacrifice pour des hommes qui peuvent à peine se M procurer chez eux'les moyens de vivre , de s^embarquer pour des pays » lointains, surtout lorsqu'ils peuvent amener Sivec eux leurs femmes et » leurs enfans ? Quand ils sont arrivés à leur destination , quels efforts M font-ils , ou peuvent-ils faire ? La première pensée qui les occupe, c'est » de se loger aussi commodément qu'il leur est possible, mais de se tenir» » autant que faire se peut , sous la protection du canon britannique. Ils » ne pénètrent que rarement chez les nations barbares ; ils ont peur de 1» la peste et du choléra-morbus , auxquels on ne peut pas raisonnable- » ment s'attendre (|u'ils veuillent exposer leurs familles , ou que leurs » familles leur permettent de s'exposer eux-mêmes ; et d'un autre côté ,
» pour les mêmes raisons , ils n'ont pas^envie d'être martyrs On peut
» donc assurer que , malgré tout ce que nous lisons dans les rapports » pompeux de la société biblique , leurs succès» sont réellement si peu de » chose , que leur ré;iuJtat n'est rien en comparaison des d'ipenses énor- » mes qu'ils occasionnent. Nous ne crai'^nons pas d'affirmer qu'il y a la I» disproportion la plub risible entre le nombre des néophytes et les som- » mes énormes , excédant trois millions sterling, f soixante-quinze mil-s» lions de francs J , dé[)ensées dans ces entreprises ridicules, m ( Vojrez les Annales de philosophie chrétienne , n^. 32 , tome VI, J
Citons encore un aveu remarquable, écrit par une plume qui n'est |>as chrétienne : « C'est aux conquêtes du Christianisme que nous recoii- » naissons sa supériorité de vérité , et cette supériorité de vérité lui pro- » met la domination du monde. « ( Mélanges philosophiques par M. Théodore Jouffroy , ^. 109.^
ges; t]i]'il a pu révéler le (Jiristîanîsmc ccûïtue^t' pression des hommages qu'il exij^e de nous ; qua a révélé le Chri^sliuHÎsuie , et qu'il a manifesté Irf vérité (le cetle révélation par des faits incontestables, par des pro|>hétles qui ont annoncé la venue de Jésus-Christ , et Tétai du peuple juif après sa vciiiie : faits divins qui ont précédé sa mission ; — ])ar les miracles et par la doctrine surhumaine der élésus-Chrîsl : faits divins qui ont accompagné cette mission ; — j)ar le mi^acle de sa résurrection , par les miracles des A])ôlres et ceux de leurs disci- ])les, parla conveision miraculeuse de St. Paui, par rétablissement miraculeux de la Religion , par les souffrances et la mort miraculeuses <les martyrs , parla |)erpéluilé miracuh^use de l'Eglise: faits di" i'ins qui ont suivi celte mission.
Donc le Christianisme est divin , donc il est vrai; et celle conséquence est d'aulaht plus iriécusahle, que tous ces faits ont entre eux une liaisvii intime, et qu'ils forment une chaîne continue jus(|uà nos jours Un seul fait divin , constaté en faveur de la Religion chrclienrie, serait une démonstration suffi .ante de sa vérité , puisqu'il est impossi- I !c que Dieu emploie sa puissance à nous tromper. Quel foyer de lumière irrésistible jaillit donc de celte masse de faits divins dont nous avons prouve' la certitude, et quel homuie de bonne foi pourrait ne j)as céder à une telle évidence, à hujuelle ont rendu hommage , dans les siècles les plus éclairés , les plus beaux génies , dont plusieurs mâme ont
sdtirnis à une rîgoureusç discussion les fgndemeiij de leur croyance? ( 1 ) ,•
( i ) Sans invoquer y en faveur de la Religion chrcftienne, les t('tooignajfps des Pères de FEglise, esprits aussi élcxjuens que vastes et j-roroitds^ ni ceux des Pontifes et des Pn'lats k's plus ci'Icbres , nous avons Tassentiitient des hommes le»^lns élevt's dans la scieurs : dans la mv tapliysiqut', Bux)n , Dc'scilr tes. Mal lel tranche, Li'ibnitz j dans les matlu-nia tiques , Fermât, Pascal , Bernouiili, Euler; dans rastronomic , Tyeho-Brahé ^ Copcrnir. , Galilée ^ Kepler ; dans la physique , Boyle , Newton , Staik et Oiveudish j dans l iiistoire nvitureUe , Liunée , Ki'aumur , Spallanzaui, Bonnet , Jusi>iiu , îlai'iy ; daiis la midecine , Sydcnhu.n, Staiil, Boii'' riaave , Uoffiiun , Morgagni, Haller ; dansla jurisjirudincc, Eacon , Grolius, L'Hôpital , Dumoulin , Puffcndof , Doinat , d'Agujsseau, MontcÀquieu.
Voyez , dans la Raison dU Clwislianistne , les écrits des plus grande hommes de la France , de l'Angleterre et de rAllema.;ne , relatifs à la vtrite de cette reli;;ion . la réunion des génies les plus éclatans d.»* trois derniers siècles ^ confessant et démontrant la divinité de Jésu^i-Christ , est un argument capable do faire réfléchir ceu\ qui jugent , eu matière de religion , d'après les sophismes ou les systèmes incoiiérens des athées ^ des matérialistes , des déistes , des Spinosistes , des VoUairiens, sans avoir jamais étudié les preuves de fait sur lesquelles est basé notre symbole.
Au reste , quelqu îs pro^^rès que fassent les sciences et Timpiété, la Religion coutiimi) toujours à recv'voir le trilait des plus grands génies. Ainsi . de notre temps, uu Lapiace , leplu^ ^r.'.nd mathématicien qui ait |yuru depuis Newton , apr^'S ùvuii émis des principes d'incrédulilé , a enfin courbé la tt te sous le juu^ dt: la foi : on peut , à cet égard , consulter h s jvturiKiu'wda ce ti mps , et <n particulier len*». 1312, 7 mars 1827, dj / j4êni de la Beligion et du /îoi\ où on lit quj non seulement M. Laplace tt fait appeler un prt tre à Tlieurj dj la mort , mais qu'il a de plus r. eu le saint V^iatique , et par const'quent qu'il est mort en véritable croyasU. Ainsi , Ton a vu pratiquer constamment et d'une manière édifiante les devoirs île notre sainte religion au fameux Amj)ère , cet homme si justement célèbre dans toute TEurope savanle , qui en pleure encore la perte. Nous pourrions en citer beaucoup d'autres ; mais nous nous conteâiterout de dire que mème^ m ce moment» l'Institul compte au nombre de ses plui ■touiuiits géciBctrti uu catltclique ans») zëlé quVclairé.
(480) Le Chrîsliauîsme est divin ; donc Jésus-Cbrist ^st Dieu: car s'il ne l'étail pas, il ne serait pas même lenvo} é de Dieu , mais il sérail , ( chose horrible à penser), le plus exécrable des imposteurs. En eftçt, comment devait se conduire un envoyé de Dieu revêlu par lui du |>ouvoir desiiiiracles, pour établir une religion? .11 devait dire la vérité, et s'efforcer de faire rendre à Dieu les honneurs qui ne sont dûs qu^à rElrc-Suprême, loin de chercher à les usurper à son profit ; il devait même éviter , avec le plus grand soin , tout ce qui pouvait lendre à le faire regarder comme Dieu, tout ce qui pouvait |)orler leshommesàlui rendreleshonneursdivins. Hé bien, Jésus-Christ a fait tout le contraire: il a parlé , il a agi de fnanièrê à peî^suader aui hommes qu'il était téritablemenl Dieu ; il n'a cessé de se dire égal à son Père ; il a affirmé qu'il était avant Abraham y que Dieu et lui ne faisaient qvHun ; que la vie éternelle consistait à connaître le Fils comme le Père; il a souffeM qu'on lui rendît des^ honneurs drvins) il a applaudi à un disciple qui lui disait: MonSei* gneur et mon Dieu ; il a ordonné à ses apôtres de baptiser toutes les nations en son nom comme aU nom de son Père ; la première loi qu'il a imposée à ses disciples , c'est de l'aimer , de faire tout pour son amour et y)Our sa gloire , de placer en lui le centre de leurs affections; il veut qu'ils l'aiment plus que leurs proches, que leurs amis, que leur vie , qu'ils répandent pour lui tout leur sang , et il déclare que celui qui ne lui rend pas tous* ces bom^
inasçes nVsl p?îs rlîgne de lui , exigeant ainsi le? m.irques d'amour qu'on ne doit évideminenl qu'au Mallre-Suprême de la vie de riiomme.
Donc , si Jésus-Christ n'est pas Dieu, il a fait tout l'opposé de cequ aurait dû faire un envoya de Dieu; il a fait «e que n'a pas fait l'imposteur Ma-* ' homet qui , en se donnant pour l'envoyé de Dieu ,ne s'est pas du moins donné pour Dieu lui même j donc ou Jésus-Chri«r est Dieu , ou il n'est pas nieme Penvoyé de Dieu. Mais nous avons démontré que Dieu a manifesté la divinité de sa mission par des faitH incontestables y dont la chaîne s'étend jusqu'à nous.
D'ailleurs, sf Jésus-Christ n^éSt pas Dîeûj ilO^^t dire que le Christianisme est une religion aussi fausse et aussi in jurîeuse à la Majesté divine que le Paganisme^ et que Dieua dope bouleversé lemonile, qu'il a multiplié les prodiges pour établir une nouvelle idolâtrie à la place de l'ancienne, un polythéisme plus subtil , mais non moins absurde que celui des Grecs et des Romains. Il faut donc ou blasphémer contre Dieu, ou reconnaître la divinité de Jésus-Christ
€1I4P1TKë X.
DIEU A CONFIÉ LE DEPOT DE LA RÉVÉLATION nu CH«ISTïANISME A UNE AUTORITÉ INFAILLIBLF.
Dieu, ayant révélé le Christianisme, comme ex-" pression des hommages qu'il exige de nous, a du nous laisser un moyen propre à nous faire connaître , avec certitude, les dogmes, les préc8})tes et les institutions de Jésus-Christ , et par conséquent capable de les préserver des altérations qne pourraient y apporter les faiblesses etlorgueil de lesprit humain , l'ignorance, la politique , les cliveis intérêts , et. toutes les passions. ISous sommes aussi sûrs de lexistence de ce moyen , que nous le sommes de la sagesse divine.
Mais ce moyen , quel est- il ?...
On peut en concevoir trois dîfférens ; une inspiration paiticulière et immédiate par laquelle il éctaireroit lui-même tous les chi*éiiens sur sa doctrine ; un monument muet , comme l'Ecriture , dans lequel sa doctrine serait clairment consignée, sans que personne pût s'y méprendre ; enfin , une autorité vivante et infaillible |K)ur la transmettre de génération en généraJ,ion.
Pour savoir quel est celui de ces trois moyens qti'a choisi Jésus-Christ , il ne s'agit pas précisément de chercher ce qu'un homme sage aurait fait
^ sa place! i tiiîtis ce qu'il a A^it lui-même ; car drt pouirail dire que les pensées de Dieu ne sont paÉ les pensées de VJtoimne ^ et qiiHl se plaît souvent a confondre notre sagesse.
Or, 1". c'est un fait incontestable qu'il n'a pas choisi le premier. En effet , ou celte inspiralion immédiate et miraculeuse est accordée à tous les chrétiens, ou seulement à quelques-uns. Si elle est accordée à tous, d'où vient qu'ils ont des sentimerjs si différens , si opj)Osés sur la doctrine de l'Homnie-Uieu; si elle n'est accordée qu^à quelques-uns, à quel caractère peut--on la reconnaître ^ et de quelle utilité est-elle pour ceux, qui ne l'ont pas ? Cette prétendue inspu'ation ne se monire que par des effets indignes d'un Dieu infiniment parfait ; elle n'a enfiinté qu'un grand nombre de sectes rpiî n'ont pu s'entendre elles-mêmes, qui sesontcré/'es des symbole«î contradictoires , et qui ont forcé ceux, qui ont inventé ce système de cherclieràen arrêter les suites funestes , en appelant, contre leurs principes^ du sens privé à l'autorité des synodes.
Et , certes , il ne faut pas s'étonner que J. C. , la sagesse éternelle , n'ait pas choisi un moyen qui aurait nécessité une action miraculeuse , perpétuelle et multipliée à l'infini, et qui , par conséquent eût été contraire à la conduite ordinaire de la Providence : car elle fait les plus grandes choses par les moyens les plus simples. Ce choix l'aurait^ d'ailleurs, obligé à nous ôter la liberté , puisqu alors il eût dû être impossible à l'esprit de rhommc Je
( 484 ) résister à* Tin^plrahon divine. ( 1 )
2^ Cesl uiî fait incontestable que Jésus-Christ n'a pas clioiwsi le second moyen. Le socinicn attri- • hue à l'Ecriture un sens, le protestant un autre , le catholique un autre. Dans ce conilict d'interprétations , l'Ecriture qui est la loi sur laquelle on dispute^ n'est pas le juge qui la termine : elle se tait el laisse disputer. Bien plus^ elle ne dit nulle part quels soni les livres qui la composent; et le diraitelle, il faudrait s'assurer, de la divinité de la partie qui attesterait celle des autres; enfin la divinité de riicriiure ne se fait pas sentir par elle-même. Il est donc certain que les trois quarts des chrétien» sont dans l'impossibilité de s'assurer par eux-mêmes s'il y a des livres divins , quels sont ces livres ' divins; et quand même il en serait autrement y il est certain qu'ils sont dans l'impossibilité d'en déterminer le vrai sens. Des livres dont les plus récous remontent à plus de dix-huit siècles , des livrcb écrits en des langues mortes pleines de meta-
( 1 )0n voit par là combien il y a peu Je bon sens clans ccUe intlccent/^ <|iCstiou de Rousseau : « Dieu lui-même a parlé aux hommes... Pnun|uoi j» «lonc nVn ai-je rien entendu?.. 11 ne lui en aurait pas coûté davantage» » ( Emil. tome 3 , /?. 130. J », Dieu , en effet , aurait dû , dans cette hypothèse , renouvel(T l'action miraculeuse de la révélation innnédiate aiit ut de fois cjuMl y a eu et qu'il y aura d'ho!n!;i.c& à iustru re jusqu'à la fi.'i du monde. CVst, d'ailleurs , une façon bien .sinî^nlière île raisonner que celle-ci : « Dieu pouvait me parler dire' f.iwitit à moi-même ; Une » lapasjaitjdoncje ne dois pas le croire j quand il me parle par d'autres, » quoique j'aie la certitude que c'est par eux qu'il me parle. Ou bien , » j'aimerais n.icux avoir entendu Lieu lui-même ; donc ilde^-ait me pai'^ » Ur lui-même, paive qti£ Dàu est obligé dejairt t'€ quej*aim£ U mitus»'^
phores , (l'a]léf»orîes , de paraboles , adressées à des peuples si différens de nous par les moeurs et lé caractère, ne peuvent que présenter beaucoup <Ie ^ difficultés. Les savaus de toutes les comraunions en conviennent , et ils en fournissent une preuve palpable dans les interprétatiouvS contraires qu'ils donnent d'un grand nombre de passa{T;es importans. C'est donc un fait avéré quelesbonunes non . versés dans les sciences , èl qui forment la généralité des cbréliens, , ne peuvent pas déterminer par eux-mêmes le sens des saintes Ecritures.
Mais, dit-on, l'Ecriture sainte est assez claire , p<MU" les simples fidèles,, sur les points fondamentaux.
- Cette distinction de points fondamentaux et ni)u fondamentaux en matière de foi , n'est qu'une invention de Vesprii de syi>lèine, forcé dans ses derniers retranchemens, mais invention impuissante contre les faits qui en démontrent la fausseté. Car cest un fait que les fidtrles ne peuvent s'assurer , par l'Eciiture j de la réalité de celte distinction des articles fondamentaux et non fondamentaux , puisqu'elle n'est exprimée nulle part, du moins Wnue manière claire et invincible, et (pi'aucontraire on y voit j géucralemenl et sans exception, la nécessité , le devoir indispensable d'écouter en tovit Jésus-Cbrist et son Eidise. C'est un fait que le nombre des articles fondamentaux nest marqué nulle part dans l'Eci^iture, qu'il n'y ^'st pas même indiqué , et (pfedc ne fournit ^ pour les
(486) discerner, aucune règle fiicileineul applicable par Us simples fidèles ^ dofit ^ d'ailleurs , un grand nombre nesait pas même lire, C'e^t un fait que les textes où sont contenus les articles dits fondamentaux , celui , par exemple , de la divinité de Jésus» Christ, ne sont pas eux-mêmes tellement clairs cpie le sens nen ait élé contesté: ils ont élé inlei-* prêtés dans un sens contraire par des hommes de beaucoup (fesprit , et surtout par les différent tes sectes. Il est donc certain (pie la plupart des fidèles sont incapables de déterminer, par eux-mêmes, dans l'Ecriture les prétendus articles fondamentaux.
Aus!>i, voyez comme les Prolestans sont divisés entie eux sur ces mêmes articles. Les Lutbériens reconnaissent une seule personne en Jésus-Christ; (!alviiii et Bozc eu admettent deux comme Nestorius. Luther et ies disciples disent que la nature divine a souffert et est morte; Bèze réprouve ce bîasplième. Calvin dit que Dieu est la uteur du péché ; les Luthériens disent que c'est une erreur abominable. Lutber prétend que le Clirist ^ selon lliumanilé , est en tous lieux ^ Zuinyle et Calvin le nient; Calvin , que les enfans des fidèles se sauvent même sans baptême, Lntlier soutient leçontraiie. Celui-ci trouve dans l'Ecriture trois sa< rejnens , le Baptême , TEucbaristie et la Pénitence ; Calvin admet les deux premiers, rejette la Pénitence, et il aduH t l'Ordre rejeté par Luther; Zuini*le nie la Pénitence et l'Ordre ^ et il reconnaît le
( ^87 ) Rnplême et rEucliarislie. Lu iher confesse qu'on doit adorer la présence réelle de Jésus-Clirist dans l'Eucharistie au moment de la communion aclnelte, ce que Calvin appelle une idolâtrie. Mélanch- ♦ ton , auquel Luther s'est uni dans la suite , dit que les bonnes œuvres sont nécessaires au salut éternel, les Calvinistes s'opposent à oet article de tonted leurs forces (1 )* Sans doute , ces divtTs poijits sont foiulamentaux , puisque ^ d'après les réformateurs , la vraie foi ou l'idolâtrie , la damnation ou le salut dépendent de la croyance qu'on y a ou qu'on n'y a pas ; et cependant , sûr des points si essentiels, ces mêmes réforminieurs n'ont |)u réussir qu'à se contredire. ( 2 )
11 est donc avéré que Jésus-Christ n'a pas choisi
( 1 ) Voyez le savant ouvrage du carilinal Gctli , La vraie Eglise , cli. 8. J. I. n^ 9.
( 2 ) Jurieu avoue que « la distirirtion entre les points fondamentaux *> et ceux qui ne le sont pa« est une (jucstion i-pineuse et difficile à n'bouj» dre j> ; et les tlicologicns de Zurich, dans leur préface apologétique adressée aux églises réformées en 1578 , déclarant que , parmi ^iux ^ il •y a plusieurs cojjtroverses sur les points fondamentaux , p.ir exemple , toucliant la personne de J. C. , lunion et la distinction àe& deux natures, divine et humaine j et ils .«e plaignent de ce que leurs discussions eJi sont veuues au jioint que plusieurs hérésies anciennement condamnées .se sont reproduites parmi eux : « Tanlofurore conlendilur , di^ent-ils, ut non paiicœ veierum hereses , quœ olim damnatœ fuerunt , quasi ab in- Jtniis re\>ocatœ , caput attoUain.
li ne faut donc pas trop reprocher à J. J. Rousseau le portrait suivant des ministres réformés : « Ils ne savent plus ce(ju'ils croient , ni » ce qu'ils veulent, ni ce qu'ils disent. On liur demande si J. G. est Pieu: » ils n'osent ré|)Oudre. ()n leur dcm.in<le quels mystères ils admettent \ a ï\b ii'oî^eiît ri'i omire. Leur intérêt tcs/qxM'el (^t la seule ( lû).se rpit dici- •M de de leur foi. On ne sait ni ce qu'ils croient, ni ce qu'ils nç (roiritt
( 488 ) rEcriltirc pour nous faire cuii u ai tre, avec cjertitu» de, la riivélatioii, D'ailleurs, pourquecemcjèn al^ teignît le but , il aurait fallu que Dieu préservât miraculeusement, dans tous les temps, rEcrlluio de toute altération , soit dans les copies , soit dans les versions qui en auraient été faites pour les peuples de diverses langues, et que tous les hommes apprissent à lire avant de pouvoir connaître la révélation*
3'*. De ce que nous venons de prouver que J. C. n'a choisi ni le premier ni le second moyen > noîis pourrions conclure qu il a choisi le troisième. Mais, de plus , c est pn fait incontestable qu'il a étabb* une autorité vivante et infaillible pour enseigner et conserver intacte sa religion. Quand il a voulu fai-' re connaître sa doctrine ^ux apôlres et aux autres «liscipîes, il ne la leur a pas inspirée , mais il h leur a enseignœ; il ne la leur a pas écrite, mais il la leur a fait entendre ; et quand il a donné aux apôtres la mission d'établir le Cbristûujiisme, il ne leur'a pas dit : uJllez j éctivez , mais il leur a dit : Allez y enseignez , prêchez ï Evangile à tons les peuples , ( Malth. XX\ m , 19 ; - Marc XVI , 15.)» Fidèles à la parole de leur maître j les a}.ôires cul annoncé la foi dans l'univers, en |^it'chant el non en écrivant ; plusieurs ont fondé des églises sans riep écrire , et ceux qui ont tciit
it pas ; on ne sait pas même ce qu'ils font semblant de croire : leur «'ul« » manière (Ft'tabliir hur foi est d'atlaqucr ctlic des autres , » ( Snisi^- //ic Ititit , p, 5\J
(489) ne Tont fait que successivement , et moins pour le besoin de donner, dans l'Ecriture , Un foudeoieM à la foi ^ que pour Tavàntage. particulier de quelques églises, ou de quelques disciples à qui ils ne pouvaient faire entendre leur voix. lis leur recommandaient même^ avec un* soin égal , les choses contenues dans les livres saints ^ et celles que la tradition leur avait apprises sans le secours de l'Ecriture: «Conservez, disait saint Paul auxThes- » salouiciens , C IL Thess. c 2. J , les traditions » que vous avez reçues , soit par mes lettre^ , » soit par mes discours » ; « ce qui prouve , ajou- » te St. Chrysostôme , ^In hune loc.J , que les Apô» » très n'ont pas tout écrit , mais qu'ils nous ont » transmis, de vive voix, plusieurs vérilés qui ne » sont pas moins incontestables que les autres »(1)» Jamais ils n'ont dit aux peuples : f^oilà les Ecri" turcs : lisez et jugez quels sont les attributs de Dieu ; quel est l ordre de sa Providence pour le salut des hommes ; quel est ce Jésus-Christ qu'il a envoyé , s'il est Dieu ou une simple créature ; quelle doctrine il a enseignée etc. Ils leur ont te-
" ( 1 J tf C'est par la tradition que j\ii aj)pris à D^adinettre que quatre » ëvajigilos , (lit Oi'î|:i[îne ( Apud Euseb. h'b. f^I. c. 18^^. » Suint Augustin assure' <piV>n trouve dans l'Eglise universelle beaucoup de tcaditions qui certainement remontent aux Apôtres , et qui pourtant ne sont t'crim tes nulle piirt , pu* exemple , la validité du baptême des )iérêtiques ^ ^ Du na;}t. lil). II. c. 7. — dyntrà Donat, c. 23.^ Saint Cyprien et Teitiilien :iv:ii< lit fait , avant lui , la wétiie remarque. Les Pères, en général, iiioii)tei)tfri'.({uriuaient ;iur la tradition : or, touchant au I>ej;reau •!«- TE- ^'JM' par deux on Irois* intermédiaires, ils voyaient, de près les niojeni f t ie» règli'» ([ui avaient servi à l'établir et a l'étendre.
nu un tout autre Ungage : ils leur ont annoncé ce que Jésus-Çhrisl a fait, ce qu'il a enseigné ^ c#qu'il est; et Ijes nations ont cru à 1 autorité de leui^prédiralioii. Nous voyons parla IK épî Ire de St. Paul à Timoihéefc. 2.J,qne leurs disci|>les devaient suivre la même raélhodt*, et la transmet ire à cevix qu'ils instruiraient eux-urfemes : « Gardez ce que vous » av< z appris de moi devant |)lusieurs lémoins , et » donnez-le en dépôt à des hommes fidèles , qui )) soient caj')al>les de Tenseigner aux autres ». ht long-temps après, sur le déclin du second siècle , saint Irénée nous atteste quSl y avait des peuples qui professaient la religion cîïrélicnne sans le se» cours d'aucune Ecriture, et qui cousei'vaient exactement, par Ici tradition et par renseignement des .pasteurs, la doctrine qu'ils avaient reçue desApô* 1res, ( Jdv. hœres. L IIL c. 33.^.
C'est donc paji'lî* voie de l'autorité, c'est parl'en» seigncment des pasteurs que Jésub-(^bri>l a voulu que sa religion s'établît et se propageât dans le monde , et non par la voie de l'examen et de la discussion. Et c'est aussi par ce moyen que les chrétiens ont discerné, dans tous les temps ^ la doctrine (!a divin maître d'avec les opinions humaines j c'est par ce moyen qu'on a toujours terminé les contesia» tions qui se sont élevées en matière de religion : il s'agit ici de faits historiques , sur lesquels il n'est pas difficile de prononcer.
Tous les écrits des Pères , même des premiers siècles, nous attestent que les fidèles (iisceiiuu ut
la vraie doclruie de Jésus-Cbri^t , par raiitorité et renseignement des pasteurs qui en tenaient le dépôt de» Apôtres, avec la succession du s^int ministère. Telle est la règle de foi que nous trouvons dans les ouvrages de saint Irénée, de Tertulien, de St. Epipliane , de saint Jean-Chrysostôme , de saint Augustin , de Vincent de Lérins , etc. etc. ( 1 ); ils la proposaient aux fidèles comme une règle infaillible établie par Jésus-Christ , transmise parlas Apôtres, el toujours observée dans l'Eglise ; et ils les
( 1 ) Voyez !a Dissertation sur les Eglises catholique et protestante . par M. de la Luzerne.
« T^'Ecriture Sainte ne suffit^Uc pas , dit Vincent de Lerins , sans être obligi' de recourir à Tautorité de 1 Eglise? Je réponds que la sublimité
de l'Ecriture fait que diverses personnes l'interprètent diversement. Tous ne l'expliquent point par les mêmes sens : autant de lecteurs, autant' d'esprits différons et d'opinions diverses. N'est-ce point dans l'Ecriture que les hérétiques qui se sont succédés jusqu'à npi^s , ont prétendu puiser les preuves de leurs dogmes impies ? Citte variété, qui ne peut se fixer, prouve évidemment combien il est néc<"8saire f(ue les paroles des Prophètes et des Apôtres soient expli4|uées par la règle sure du sens que leur donne l'Eglise catholique... f Commonit. II. J
« L'Eglise de Jésus-Christ garde avec fidélité le dépôt qui lui a été confié y elle n'y chan«;e rien , elle n'y ajoute rien , n'y retranche rien. Attentive à maintenir la pureté de la foi , elle conserve ce qni lui af)(>arta'nt et n'admet rien d'étranger. . Du luoment où l'hérésie s'est moutrc(; à découvert par des nouveautées impies , l'Eglise a convoqué se* con< ilcs ; pourquoi donc ? Four revêtir d'une sîimtion plus authentique les vérités di' foi qu elle avait reçues par la tradition, et, par ce moyen, les répan«lre dans toutes les parties de l'univers, en réduisant à de courtes expressions le», points àc la cijyaiice quelle exjdiquait par des termes nouveaux, qui eu présentah.>ent la substance , jamais en introduisant de nouveaux dogmes.... f Commnnit. XXI II. j
« L'mianimité ilu conseiiteuient des Pères forme une sorte de concile général , par bqut l tout ce qu'ilh ont dt'cidé sur les matières de ftii en devient la règle iniailllble , dout il uest pas permis de «'écart, r. Kl ki
avet lissaient de s'y tenir imperturbablement , sans se laisser entraîner clans aucune discussion des textes de TEcrilure.
Aussi, dans tous les temps, on porta au tiîbunai de l'Eglise les différentes questions qui intéressaient la religion ; et c'est parce tribunal qu'elles furent jugéf s. CeSit par ce tribunal que fut jugée la question qui* s'éleva , au temps des Apôtres , sur l'obseuvation de W loi de Moïse, et son jugement fut envoyé* aux fidèles comme une règle et un précepte. Cesi à Tautorilé de ce tribunal qu'en aj)pelèrenl les défenseurs de la foi , pour confondre les hérésies des premiers' siècle^ , et c'est par lui que furent condamnés let» Sabelliens dans Je troisième siècle^. les aériens d^Jtnsle quatrième, les Nestorieiis et iss* Eutichicns dvifi^i le cinquième, les Pélagiens et les Semi-Pélagiens dans le sixième, les Aiohothéljtes dans le septième , et les /co noclastes dans le huitième. C'est par le même tribunal que furent condamnées les erreurs qui s'élevèrent dans les siècles suivaris. Le corps des Pasteurs a donc toujours élé en possession d'une suprême autorité de jugement dans les malièîes qui concernent le dépôt de la doctiine de Jésr.s-
quelqu'un vient vous tenir un langage différent , fût-il un «avant , fnt-il <^véque , confesseur et niêcne martvr , ce nVst qu'une opinion privi'e . jjcrùonnclle , à laquelle on ne ùoiL qu'anatiième , sous j^eine dVnccurir .soi-nicine les iliàtinieus ttcrneis , à l'exenip]»* de ces niaUicurcux ei!j::a;:[(» dans riu'n'sieou dans le«rhi.sme , lesquels ont uh.injlorïu»' la foi aiu it nue et r-Hléralenicnt r<'cue ponr suivre la nom clk' crnur d'uii seul "àjoiiiuir » ( Cummonit. XXf'lIJ. j *> ^ '
Christ j il a exercé celte-an lori lé, dès les temps apostoliques, au nom et en vertu de la mission de Tllomme-Dieu,et ses jngeraens n'ont jamais été abau* donnés à la discussion des fidèles, mais ils leur ont été notifiés comme la règle de leur foi , el sou» peine danathême contre les esprits qui refuseraient de s'y soumettre. M ) *
.Or, s'il est certain , coiXtme on. n^en saurait disconvenir , qu'un Sénat, qu'on trouve, en remontant jusqu'à l'origine d'unç sociélé , d^us la pos^e:*sion constante du pouvoir judiciaire suprêmç y a été réellement établi par les fondateurs de cette société , et qu'il fait partie de sa .constitution , il est aussi évident que le tribunal <îu corps des |)ai»teurs a été établi par Jésus*Christ ', el qû'ij entire essentiellement dans la constitution de son Eglise»
Main tenant,que ce corps des pasteurs soit infaillible, c'esl-à-dire , qu'il n^ait jamais pu et qu'il ne puisse pas ni se tromper ni tromper sur la doctrine de Jésus-Christ , cela se démontre encore par des faits non moins certains.
A la fin du premier hièclç^ par exemple , c'était TU) fait notoire que Jésus-CUrist avait enseigné une telie doctrine : il en conslait par la tradition des Apôtres, transmise par leurs premiers successeurs. IjCs pasteurs ne pouvaient ignorer ce que leurs prédécesseurs leur avaient appris , comme ceux-ci ne pouvaient ignorer ce qu'ils avaient appris des
( 1 ) Voyez ie premier volame de la Discussion amicaU par Mgr. de Tr«;v«ni , ë>c'(|Uti Uc Strat>bourg.
( A9i ) Aî'Ôfres. Efoîgnés les uns <les anfres , et nôiif* î^ pins grand nombre ri des distances immenses; se-» parés par la différence des gouvernemens , de^ moeurs , des préjugés el des intérêts ; mais tous réunis parles liens de la conscience, qui les obligeait à transmettre ce* dépôt tel qu'ils Pavaient reçu, comment auraienl-ils pu tous vouloir trom* per, et tous s'accorder unanimement à tromper de la même manière leurs successeurs, sur la doctrine reçue parla tradition des Apôtres? Cela est aussi répugnînjt , qu'il léserait de supposer qu^me multitude d'hommes de différentes nrations, de différens pays , ont pu tous vouloir tromper , et tous s'accordera liomper, de la même manière, la postérité dans la transmission de faits historiques y publics, et d'un très-haut intérêt. Etquaild on acctv* derait , ( ce qui est visiblement absurde ) , que tous ]es pasteurs aient pu tous vouloir trom]>(M\de la même manière, leurs successeurs^ comment autaient-ils pu réussir? IN'est-il pas absolument impossible qise i\ii^ millions de chréliens , répandus sur la surface du globe , divisés sur tout le reste, d'oj)inion, d'intérêt, d'affections, de préjugés, malgré la diversité de mœurs, de génie et de caractères , aient pu tous consentir à changer la loi commune de leurs ancêtres , sans qu'il se soit élevé, nulle part , aucune réclamation? Or, cette impossibilité d'altération djins le dépôt de la doctrine de Jésus-Christ est la même pour tous les siècles^ pour tous les points de la succession aposto^
UfjtTP j>isqiVà nos jours: rar, quelle (jne soit 1 époque où nous nous arrêtions, les pasteurs de TEglisc n'ont jamais pn ignorer la doctrine que leurs prédéces- «eurs leur avaient transtnise ; ils n'ont jamais pa conspirer unanimement pour le crime détestable de la corrom[)re et de tromper leurs successeurs; et si quel^pies-uns d'entre eux eussent formé ce projet sacrilège , les autres auraient réclamé contre le crime et 1 imposture, donl les auteurs, sup|)Osé qu'ils se fussent obstinés à la répandre^ auraient été condamnés et retranchés du sein de l'Eglise. L'histoire atteste q^i il en est ainsi arrivé , toutes les fois que quelque novateurarnisau jour une fauss doctrine en matière de religion.
Ainsi l'erreur n'a jamais pu gagner le corps de** pasteurs répandus dans l'univers , depuis les Apôtres. Ce corps est dune infaillible dans ses enseignemens , d'une manière humaine, comme le témoignage des hommes pour la certitude des faits historiques< Mais il Test aussi d'une manière surnatU" relie, divine ; ici encore nous avons pour garants des faits incontestables.
Jésns-Clirist , enenvovant ses Apôtres pour jnécher l'Evangile à toutes les nations , leiw a solennelloment promis son assistance dans leur enseignement jusqu'à 1h lin du monde : « Toute puis- » safice m'a été donnée dans le Ciel et sur la terre, » leur dil-il ; allez donc, enseignez toutes les na- » tions , les baptisant au nom du Père , et du Fils, » cl du Saint-Esprit, leur enseignant à garder tua-
(49G) » tes les choses que je vous ai romtnàtxîées ; ol.voi-' » là que je suis H^ec vous tous les jours, jusqu'à la » consouimalion des siècles ^- ( Matth. XXf^lIt* I) 19, 20. J. » Or, Jôsus-Christ savait bien que la prédication des A]>ôlres seuls ne suffirait y)as à toutes les nations, et que celles-ci auraient besoin du ministère de leurs succCvSseurs pour connaître sa xloctrine : lors donc qu^il leur promet d'être avec eux tous les jours, dans leur enseignement ^ il s'adresse à eux comme fondateurs d'un ministère qui doit subsister autant que le mondé ; c'est donc y dans la personne des Apôtres , au ministère apostolique qu'il promet une continuelle assistance , sans laquelle toutes les nations nVmraient pu rece-^ voir, avec sûreté , l'enseignement divin. * '
Jé.su»-Chrisl a promis encore à ses Apôtres 1'^^pi it de véiiié qnidoit demeurer éternellement a^ecf 6^Wir( Joau. XIV.). Or, évidemment cette promes- »*ene peut s'accomplir que dans la succession des pasteurs jusqu'à la fin du monde ^ et par l'infailli- }>ilité de ces mêmes pasteurs. ' \ Eriitn. j il a assuré que son Eglise étaitfondée sur la pierre ferme ^ et que les portes de T enfer ne pré' {>audraiçni jamais contre elle y (Matth. 16. ). Ov, l'enfer prévaudrait contre l'Eglise , si le corps des pasteurs pouvait méconnaître jamais la doctrine xle Jésus-Qirist , enseigner l'erreur , et faire tomber les fidèles dans l'hérésie. Le eorps des pasteurs est donc divinement infaillible.
Admirons ici combien la sagesse de Dieu écla-
te clans ce moyen qu'il a pris de jious transméltre pure et intacte la révélation chiétitMine. Lui qui connaissait si bien le cœur de rhoinme et ses Teplis, <?t ses petites passions, sa curiosité inquiète , et sa manie de wse singulariser ^ de se faire uu nom, des créatures^ des sectateurs ; lut qui connaissait si bien l'ignorance , Tincapacité de la multitude, et qui pourtant voulait réunir les hommes sous la même loi, et en faire un peuple de frères; que pouvait-il choisir de plus convenable aux desr seins <le sa prpvideuce que cette autorité infaillible , interprète de sa parole , image vivante de son immutabilité , frappant d'anathème toutes Içs er- . reurs , les voyant toutes naître et mourir sans jamais laisser altérer le dépôt de vérité qui fait sa vie^, et (jui doit la perpétuer tant qu'il y aura des hommes à insiruire snr la terre. Et combien , à sa voix , leur instruction est facile et leur foi raisonnable ! Qu'y a-l-il de plus simple, de plus court , de plus proportionné à la faiblesse de l'esprit du peuple , et en même temj)s de plus propre à ûiodérer la présomption des sa vans , à corriger Içurs préjugés, à terminer leurs disputes^ à fixer leurs incertitudes , à les accorder entre eux^ à les réunir avec la multitude? Qu'y a-t-il de plus accommodé aux besoins de tous ,. et dont il soit moins
difficile à tous de- se (Jémontrer le fondement iné-
branlable? Die.u a envoyé Jésus-Christ, et Jésus-
Christ a envoyé les apôtres: pronîier fait éclatant
dont tout l'univers dépose. Les apôtres ont succcs-
siYetnrRl envoyé des pasie^nrs y et c'est ainsi que le^ nôtres leur ont succédé : second fait non'moins in-* coriiestal)le. Donc , Dieu vetit nous instruire' pai* eux comme il a instruit le» premiers fidèles parles apôtres. Mais nous ne pouvons être instruits sûrement et sans danger d'erreur ; nous ne pouvons y au milieu de ta-nt d'opinions qui se contredisent , connaître la vraie doctrine de Jésus-Christ, si Dieu ne continue à nos pasteurs l'assistance quil adonnée aux apôtres ; donc Dieu la leur continue eu effet. ( 1 ;
( 1 ) Nous croyons devoir coÊitafc f ici les aveux lies adversaires de TEglise en faveur de son autorité.
« Il est de grande importance , tcrivait Gilvin à Méfancliton , qu'il ne » passe aux siècles à venir aucun sou| çon des divisions qui sont parmi » nous. Car II est ridicule au-delà de ce quon peut imaginer, qu'apns » avoir rompu avec tout le monde, nous nous arctrdious bi peu entre » nous dès le commencement de notre réforme. » Il parlait ici des disj utes sur le sens de ces mots : Ceci est mon corps. (Epist. ad Melancliton, p. 145. )
I.ulher disait encore mieux sur le même hujet: « Si le monde doit snb- » sisttr plus long-temps , je le déclare , avec toutes ces interprétations y> diverses qu'on nous donne sur l'Ecriture , il ne nous reste d autre M mo^en ^e conserver Tunité de la-foi , que de recevoir les décrets drsr « Conciles , et de nous réfugier sous leur autorité , » C Contre Ziimgic et OEcolampade. J
Il avait donc enftn senti la nécessité de Tunité /dans la foi , et Timpossi^Iité de Tobtenir sans Tautoritc suprême de TEglise.
((.Mais les nôtres enfin , comment sont-ils , s'écriait Duditius : disper- *) ses , agités par tout yent de doctrine , emportée au large d'un côté et » d'autre. Quel est aujourd'hui leur sentiment en religion , vous pouvez » peut-être l'apprendre j quel il ^era demain ,^ impossible à deviner. » En quoi s'accordent-ik, s'il vous plaît , tous cejix qui font la guerre l« » Fontife Romain ? Du premier au dernier , parcourez tous les articles \ » vous ne verrez rien d'avancé par un de net doctcvri ^ qu'a isfi tôt ■■
S'agit-il j après cela , desavoir si les Pastcni's r{ùi iious enseignent sont ceux de hi véritable Eglise ;
M autre rie se rétJrie à rimpii'té .. Ils se font un nouveau symbole tous le^ »» mois, menslruamjîffem habent. » (Daris les Epit.théol. de Bèze , p.l3.)
Et ce mallit'ureux t't paisible Mélanchton, qui passa la moitié de sa vie à pleurer le parti où il s'était onii^agë , et qui riiourut .-ans a\ oir eu la forer de Tabandonner , écrivait à ttii ami : « L'Elbe avec tous ses flots ne pourrait me fournir assez dVau pour pleurer les malheurs de la réforme divisée , ( lib. 2 , p. 202. ) ». -- Que l'Eglise juge, je me soumets au jugement de l'Eglise ( lib. III. p. 44. ).»
La nécessité d'une autorité définitive sur les points de foi est reconnue formellement dans le livre composé par les Cah inisles .«ur la disci' f<line de la religion réformée. On y Irouve nn acte ou statut (|ui porte : « Que les questions de doctrine seront décidées à l'aide de la parole de » Dieu, si cela se peut , dans le consistoire \ si non , que l'affaire sera » portée au colloque , et de là au synode provincial , et enfin au synode V national où la résolution définitive sera faite avec la parole de Dieu ; M et si quelqu'un refuse d'acquiescer à cette décision dans tous les points, >» en abjurant pnl)li(|Ui-n-i('nt ses crrrurs , il srra retranché de l'Ep^lise». Kt Ton sait que dans le j)r.»jet de conciliation conduit assez long-temps < ntre Bossuet et Leibnitz, lautivrité de TEglise en matière <l<» foi fut reconnue par ce dernier et par M. Molanns son ami et son collaborât! iir dans ce projet.
Enfin le savant Grotius , dans «ne lettre adressée à son frère à qui il paraît ouvrir so/i cœur , reconnaît : « Que l'Eglise de .K'&us-Christ eoa- » siste dans la aucccssion des E\ ccjnes par rin)}>osition des mains , et que » cet ordre de succession doit demc^urer jusqu'à la fin des siècles , en M vertu de cette promesse de Jésus-Christ : Je suis a\ec t'oits , etc. * ( Math. XXf^Iil. )}par où , ajoute-t-il , l'on ne peut reconnaître pour w Eglises celles qui ne peuvent rapporter la sniite tle leurs pasteurs aux » Apôtres comme à leurs ordinateurs. » Voilà ce qu'il écrivait en 1613 ^ et c'est sur ce fondement inébranlable qaVn 1644 , uuan avant sa mort, il domiait ce conseil aux remontrants dont il avait peine à se détacher tout-à-fait , que , « ^'il y avait avec Corvin , ( le plus sincère île t^us les » miaistres dans son sentiment ) , quelques-uns d'eux qui demeurassent M dans le respect de l'antiquité , il fallait qu'en établissant dvs évéqiH** » qui fussent ordonnés par un 'archevêque catliolique, ifs comnienea»- » «est par là à rontr^T dans les mœiiri anéiennes et salutaires , le mépris
( 500 ) fondée par Jésus-Christ? L'évidence des faits vient aussi nous éclairéf avant toute discussion. CaC pui.sque , d'une part , i! est constant que rHoinitie- Dieu a établi une autorité infaillible dans son Eglise^ pour enseigner sa doctrine et la faire discerner toujours des opinions humaines; et que de l'autre,
M desqth^Hcs avait introduit la licence de fuire par de nouvelles opinions u de nouvelles Eglises , sans qu'on pût savoir ce qu'elles croiraient dan» » quelques années, m II voyait donc qu'il n'y a de stabilité que dans l'Fglise honiaine , ni de dépôt iiuiuuable et certain de la vérité et de la doi-' , trine de Jésus-Christ que dans la succession des Evêques qui se la dornent de main en main les uns aux autres , sans jamais rompre la chaîne de la tradition , ni démentir leurs coiisécrateurs.
,tt Chose remarquable , dit à ce sujet un grand écrivain , on ne cite pas un seul hoomie de géuie parmi leâ catUoliCj[ues , qui ait incliné vers les opinions protestant* s , et la plupart des hommes supérieurs nés dai.s rhérésiedu proteslani;isme, montrent un extrême penchant pour la Religion catholique. Grotius eu Hollande y Huiler eu Suisj>c , Jonlison it Burke eu Angleterre , Léibnitz eu Allemagne , n'étaient guère protestai «s que de nom. Léibnitz surtout , Tesprit le plus vaste qui ait pcut-étie ji> mais { aru ; Léibnitz qui , suivant l'expression de Fontenelle , menait Je Jî'oni toutes hs sciences , ne tarda pas à décijuvrir h; vice intérieur (la ptotestcuitisme , et fut conduit successivement à embi-.;;iscr et à justifi.r tous 11 s points de la foi catholique.
wAjjrcs avoir établi l'existence de Dieu, la Trinité. llncarn:ition et \vi autnsdogmes du Cbrisliaiiisme , dont il essaie (;uei(m<fois d<* r».ndrti raison par les principes d'une philosophie très-éle\ée, il adopte avcccaudeur , 1 1 défend, avec une science rai-c, la doctrine catholique sur la tradition , les sept Sacrcmeus , le sacrifice de lu mesàc, h; culte des reliqu«'s et des suintes image» , la hiérarchie catîiolique et la primauté du rontl.'e Uomuin. a On doit admettre ^ dit-^il, que dans toutes les causes qui ne permettent pas les rel ards de la convocation «l'un concile général , ou qui ne mérilent pas d'ctre traitées en concile général, !e premier des Evêques'ou le Souverain Pontife a le même pouvoir (|ue TEglise toute enti(re. » ^ ^'oj e2 ja Confession de foi , dans Ai Raison du Christianisme, iotne IlL J
toutes les secles ont pour principe crexclure l'autorité, elles ne peuvent pas être la véritable Egli* ^e; et, au contraire^ il est manifeste que la vraie Eglise, fondée par Jésus-Christ , doit êtrela socié* té qui est aujourd'hui , qui a été constamment en possession de cette su|>rême et infaillible autorité^ t*t qui remonte invariable jusqu'aux premiers Jonrs dit Christianisme. Or , telle est FEglise catholi* que. ( 1 )
Il est de fait qu'on a vu , presque dès le commencement , et successivement dans les différens siècles, un grand nombre de sectes iulrodiiire des opinions nouvelles, et changer quelques poinisde la doctrine générale j il est de fait qu'on saitTépo* que précise de leur naissance^ le nom de leurs auteurs, les causes de leur séparation , l'objet de leurs erîein^s; il est de fait que toutes ou*. été successive-» Dîcnt condamnées et retranchées par les. Conciles. L'r.glise Piomaîne seule, se perpétuant sans interruption, toujours chassant de son sein les novateurs qui ont essayé d'altérer la pureté de sa doctrine ,
( 1 ) Voyez l'ouvrage de Tliomas Moore : Voyages d'un geniîUhomme Iiiatulms a la recîierclie dune religion. L'illustre auteur y <U' montre quMl nVst aucune de ces doctrines , de ces ohst^rvances que les protestans r<'j('ltent comme papistes , qui n'aient étë professées et pratiqiK^es sur la diiubie autorité de rEcriture et de la tradition par toute l'Eglise du Christ , pendant les quatre premiers siècles ; et qu'en réunissant toutes Icii variétés des hérétiques et des schismatiques de ces mêmes siècles , il en sort un corps de doctrine si complet , qu'il aurait pu épargner aux 'l'tTormateurs de Wittemlx^rg et de Genève tout rembarras de leur mi^ iion,
( 502 ) non |">as en (Jécidânt qu'elle a droît de décider» , jfïi'Aii en usunt de ce droit en vertu de la mission quelle a reçue dans la personne des apôtres j lesquels l'ont reçue (le Jésus-Christ et Vont transmise à leurs successeurs ; non pas en créant de nouveaux doi^mes , mais en expli<{uant la doctrine ancienne et ufûverselle ( < ), ne reconnaît pas d'autre commencement que celui du Christianisme, pas d'antres auteursS que les apôtres. Donc, comme la nouveauté est pour une secte quelconque un titre incontestahle de fansseté , puisque rien de ce qui commence n'est apostolique , la possession continue de rtglise catholique est pour elle un titre incontesi aille de vérité.
D'ailleurs, si jamais elle avait corrompu la foi des ])remiers siècles, en introduisant ou en admettant qwelque nouveauté^ il en ferait indubitablement resté quelque trace , on en retrouverait quelque indice dans les annales de la religion. En effet, il est évidemment impossible que l'innovation ait eu lieu sans être remarquée; qu^ toutes les églises, que tous les docteurs j que tous les fidèles soient convenus , d'un commun accord , d'adopter l'erreur sans discussion et sansexstmen; et qu'enfin le mon-
( 1 ) Le fameux calviniste Basnage rend h. l'Eglise cette justice dans ses annales , où il dit : -Partes Ecchsiœ sunt in eà re , non auctoritatis quidèm t quant canon ex sehabet , aàjunctio j sed declaratio. Ainsi > 1 Eglise cultiolique ne se met pas au-dessus de la parole de Dieu » mai* elle se place au-dissus du jugement des hommes privés, en décidant qurlf sont les dogmes révélés , par le moyen de PEcr hure et de la Tradili«H , qui sont la parole A*i Dieru ieiite et n^n écfiie.
C 503 ) de entiei' se soit trouvé lout-à-coup hérétique , gans conserver même le plus léger souvenir de ce prodigieux changement.
« Dira-t-on que ce changement s'est opéré suc^ » eçssivement et d'une matiière insensible? Les » mêmes difficultés reviennent , et de plus grandes j) encore^ Car alors il faut supposer qu'il fut un
» temps où une partie de l'Eglise catholique pro* » fessait Thérésie, tandis que 1 autre conserva iten- » core les anciennes doctrines. Or, comment t^x- » pliquer qu!aucune des Eglises restées fidèles n ait )) eu connaissance de rinnovation , n'ait élevé la » voix: pour s'opposer au\ progrès de Terreur, que » n«d prêtre, nul Evêque n'ait pris la défense de » la vraie foi, ni essayé seulement de ramènera la » vérité cette multitude de chrétiens qui s'égaraient » chaque jour à la faveur du silence? Comnb-nt » .supposer (jue , malgré cette dissidence , l'union )) ait constamment régné dans l'Eglise entre les hé- )) reliques et les vrais croyans. jusqu'au moment où » elle s'est consommée par l'adoption générale des » mêmes eireurs !... Que penserait-on du sojihisie M extravagant qui viendrait sérieusement nous dire w (pnl fut un temps où tout le monde savait que » Rome, as**ervie par ses ennemies , avait été jus- » qu'à la naissaBce de Jésus-Christ sous l'empire ^ d'une domination élrangère, et que plus tard la >; croyance qu'elle avait été maîtresse du monde » s'est établie d'une manière insensible ? Pour moi, M je ne sais p'il est bien plus raisonnable de préten-
w diT fpie lout le monde fut autrefois Calvinisle, )) ou Lutljérien , ou'Mélhodiste ^ et qu'ensuite ,
.)) par une transition inaperçue, il est devenu ca- » tholiquç ; qu'on s'est accordé par toute la terre » à croireaux décisions de TEglise qu'on avaitmé- H prisées jusqu'alors: à regarder comme le succes- » seur de Jésus-(.lirist même le Pape qu'on avait » détesté comme rantcclirist : à respecter les reli- » (pies et les ima^esqu on foulait aux pieds; à ado- )j ver la divinité dans rEucharis(ie où l'on n'avait » vu que du pain ; à déclarer aux prêtres des pé- » elles honteux et humiliants qu'on s'était juscpies V là contenté de confessera Dieu y à reconnaître » enfin tous lesdogmessnhsiituésàraiiticpie crovan- » ce ; et que tout cela s'est lait encore une fois sans » être remarqué, sans épi ouver aucune opposition, » sans lais'ser aucune trace. Des doctrines annon- » cées^ prechées puhliqnemenl sont aussi des faits; » et lorscp reliés sont réj)andues dans tout l'univers, » on peut dire qu'elles sont des faits non moins » frappants que le renvorhement des emj>ires. S'il
' » est impossible qu'une tradition publique s'altère » quand elle touche aux intérêts génél'aux d'un )) peuple entier ^ comment veut-on que des cro} an » ces puissent jamais s'altérer, quand elles touchent » aux intérêts les plus chers du genre humain, qu'el- » les sont à chaque instant remises sous les yeux )) de^ fidèles , et quelles com|>lent, dans toutes Ks » parties du monde , (\ei^ milliers de défenseuis , f Accord de lajoi avec la raison^ p. 375 et sui v.J?»
Ainsi y comme toute secte trouve sa condamnation dans son origine , dans les réclamations qu'elle a excitées , dans l'anathème dont elle a été franpée; l'impossibilité absolue d'assigner d'autre origine à l'Eglise catholique' romaine , que celle qu'elle tire du prince des apôtres, dont Jésus-Christ a fait la pierre fondamentale de la vraîe Eglise , l'irapossibilité d^indiquer l'époque y le lieu ^ la manière , les causes , l'auteur d'une innovation quelconque dans son sein^ est une démonstration convaincante qu'el-» le est et qu'elle est seule cette vraie Eglise, à laquelle iJieu a confié , jusqu a la fin des siècles , l'enseigneinent dans tout l'univers.
vSalut donc véritable Eglise de Jésus-Christ, oii je trouve tout ce qui m'est nécessaire et tout ce qui m'a été promis! Par ton étendue , par ta hiérarchie, par la publicité et Viiniversalité de les enseignemens , éminemment visible au milieu de toutes les sectes qui s'élèvent contre toi , tu gardes ^ au milieu d'elles et malgré elles, le beau nom de Catholique , ce nom que, pour te distinguer de toute autre , elles sont forcées elles-mêmes de te laisser. Inalliable avec toutes les fausses églises qui toutes se rallient contre toi ; retranchant tout ce qui i^'oppose à ton unité; rejetant sans ménagement tout ce qui tend à changer ta doctrine; conservant sans variation tous les dogmes , tous les préceptes du Christianisme , tous les moyens et les secours.de salut qui! renferme ; par une tradition soiitenus /Jans tes différens sièges, attestée par tes conciles^
■' "^ oTir iCTiïi V m -ri'ie fiit aolrefoè CJïii ■ :. i •:.t-;fB . on*M^:LcK!:«tP . rt qa'w^i :wr i ne iT-juj^iion inaperroe, iî ef* deffu
.■■■.~ -.- ^j-csV..:'-: il rpni-rdrr comme le ^-..r t-M-i-* .--I ir-^ne 1.- Pape(|'.
. 1 - r: ]f-. •-<- ->«>nV.:i f.'n!;i'l aoi pi' i;r ',;. '.'\ uiic^ -.1. ui î'EHcLarislie où <i f c I. j *■■■: i ùrf larer aus pn ;' ;> '.. ■- '.f-r.se: h-,.:ii:li«BLsqiion s< }^ 7- ■ ■•-i.if v«- cMaf^-fT-â Dieu ,■ :^ i-t ' ! > -■ i--i.'.iiTnei<''Ki'it!'P*^l ■'"■ <- . f. .1- c ;-;ii ,>^usV-st iail encor.' »•;■* :t "■ '•■■; :r,sai;>t^;iouverain-ii: >'.r*:i »-.-^^>i-uijc trjcf. Destin
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et par les ouvrages de les saints docteurs , tu me fais remonter^ de siècle en siècle , jusqu'aux premiers disciples des disciples du Sauveur^ jusquatix apôtres, jusqu'au Sauveur lui-même. Impérissable an milieu des efforts de tant d'ennemis conjurés , depuis la naissance, pour te détruire , ne cessant de combattre , et de répandre en même tenapsdans des contrées nouvelles la pure lumière de TEvanf»ile: immuable sur une terre où successivement tout cbange et tout tombe; confirmant de plus en jilus cette ])arole du divin maître , que Jamais les portes de V enfer ne prévaudront contre son Eglise ; ob ! que tu reposes doucement mon cspril et mon cœur à l'ombre de ton autorité infaillible ^ qui , ])ar la parole expresse de Jésus-CUrisl j devient pour moi celle de Dieu même.
Sainte Elglise catbolique y c'est dans ton sein q^ie j'eus le bonbeur de naître, c'est en m'arracbaiit(!e ton sein que je me jetai dans des égaremens a ja mais déplorables ; rendu à toi par un prodige de miséricorde, c'est dans ton sein que je veux mourir , c'est à tes soins maternels que je confie mon dernier soupir et ma tombe !
DE TOUT l'0UVR4GE.
Il ^st démontré , par des faits incontestables , que Dieu est; donc tqut hoinme raisonnable doit être théiste.
li e$t démontré , par des faits incontestables , que Dieu a révélé le Cbrislianisme ; donc tout tliéiste doit être chrétien.
Il est démontré , par des faits inconteslables , que Dieu a confié le dépôt de cette révélation à une autorité vivante et infaillible , et que cette autorité existe dans l'Eglise catholiqi^e, et dans elie spule; donc tout chrélleu doit être palhoiique.
FIN
SiLlKT-iFFRIQUE^ IMP. OE J MAUKKL, IMV -LlB'^
et par les ouvrages de les saints docteurs , tu me fais lemonler^ de siècle en siècle , jusquaux pre* wiers disciples des disciples du Sauveur, jusquatix apôtres, jusqu'au Sauveur lui-même. Impérissable au milieu des efforts de tant dennemis conjurés , depuis la naissance, pour te détruire , ne cessant de combattre, et de ré|)andreen même temps dans des contrées nouvelles la pure lumière de TEvanf>ile: immuable sur une terre où successivement tout cbange et tout tombe; confirmant de plus en ])lns cette ])arole du divin maître , que Jamais les portes de P enfer ne prévaudront contre son Egli* se ; oh ! que tu reposes doucement mon csjn'il et mon cœur a l'ombre de Ion autorité infaillible ^ qui , par la parole expresse de Jésus-Cbrist j, devient pour moi celle de Dieu même.
Sainte Eglise catholique j c'est dans ton sein qne j'eus le bonheur de naître, c'est en m'arracbantde ton sein que je nie jetai dans des égaremens à ja mais déplorables; rendu à toi par un prodige de miséricorde, c'est dans ton sein que je veux mourir , c'est à tes soins maternels que je confie mon dernier soupir et ma tombe !
€0XGL|JS10^
DE TOUT l'0UVR4GE.
Il ^st démontré , par des faits inconlestables , que Dieu est; donc tqut homme raisonïiable doit être théiste.
li est démontré , par des faits incontestables , que Dieu a révélé le Cbrislianisme ; donc tout tliéiste doit être chrétien.
Il est démontré , par des faits inconteslables , que Dieu a confié le dépôt de cette révélation à une autorité vivante et infaillible , et que cette autorité existe dans l'Eglise catholique, et dans elle sîîule; donc tout chrélien doit être palholique.
FIN
SiLlKT-iFFRIQUE^ IMP. DE J MAURKL, 11» -Lll'f.
et parles ouvrages de .les saints docteurs , tu me fais remonler^ de siècle en siècle , jusqu'aux pre* wiers di2>ciples des disciples du Sauveur^ jusquatix apôtres, jusqu'au Sauveur lui-même. Impérissable au milieu des efforts de tant dennemis conjurés , depuis la naissance, pour te détruire , ne cessant de combattre, et de répandre en même temps dans des contrées nouvelles la pure lumière de TEvanftile: immuable sur une terre où successivement tout change et tout tombe; confirmant de plus en }>lus cette ])aro]e du divin maître , que jamais les pointes de t enfer ne prévaudront contre son Egli" se ; oh ! que tu reposes doucement mon cspril et mon cœur à l'ombre de Ion autorité infaillible ^ qui , j>ar la parole expresse de Jésus-CUrisl j, devient pour moi celle de Dieu même.
Sainte Eglise catbolique j c'est dans ton sein qne j'eus le bonbeur de naître, c'est en m'arracbautcie ton sein que je me jetai dans des égaremens à ja mais déplorables; rendu à toi par un prodige de miséricorde, c'est dans ton sein que je veux mourir , c'est à tes soins maternels que je confie xaoi\ dernier soupir et ma tombe !
DE TOUT l'0UYR4GE.
Il ^st démontré , par des faits incontestables , que Dieu est; donc tqut iioinme raisonnable doit être théiste.
li e^t démontré , par des faits incontestables , que Dieu a révélé le Cbrislianisme ; donc tout tliéiste doit être chrétien.
Il est démontré , par des faits incontestables , que Dieu a confié le dépôt de cette révélation à une autorité vivante et infaillible , et que cette autorité existe dans TEglist^ catholique, et dans elle spule; donc tout chrélien doit être p^lholique.
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SiLlKT-iFFRlQUE^ IMP. OE J MAUKKL , il» -LlB''^
et par les ouvrages de les saînU» docleur» , tu me fais remonler ^ <le siècle en siècle , jusqu*aux premiers disciples des disciples du Sauveur, jusquaûx a})ôtres, jus(|u'au Sauveur lui-même. Impérissable au milieu des efforts de lant d'ennemis conjurés , depuis (a naissance, pour te détruire , ne cessant de combattre, et de répandre en même temps dans des contrées nouvelles la pure lumière de l'Evangile: immuable sur une terre où successivement tout cbange et tout tombe; confirmant de plus en ])lns cette ])arole du divin maître , que jamais les portes de P enfer ne prévaudront contre son EgUse ; oh ! que tu reposes doucement mon espril et mon cœur à l'ombre de Ion autorité infaillible ^ qui , ])ar la parole expresse de Jésus-Christ j, devient pour moi celle de Dieu même.
Sainte Eglise catholique ^ c'est dans ton sein qne j'eus le bonheur de naître, c'est en m'arracha nt de ton sein que je nae jetai dans des égaremens à Ja mais déplorables; rendu à toi par un prodige de miséricorde, c'est dans ton sein que je veux mourir , c'est à tes soins maternels que je confie vmix dernier soupir et ma tombe !
DE TOUT l'0UYR\GE.
11 ^st démontré , par des faits incontestables , que Dieu est; donc tqut hoiBme raisonnable doit être théiste.
li e3t démontré , par des faits incontestables , que Dieu a révélé le Christianisme ; donc tout lliéiste doit être chrétien.
Il est démontré , par des faits incontestables , que Dieu a confié le dépôt de cette révélation à vine autorité vivante et infaillible , et que cette autorité existe dans TEglise catholique, et dans elle s^i^le; donc tout chrélien doit être catholique.
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Saikt-Affmque^ imp. de J MAURKL, imp -Lirf-
et par les ouvrages de les saints docleurs , tu me fais remonler ^ <le siècle en siècle , jusqu'aux pie* miers disciples des disciples du Sauveur, jusqu'aux, apôtres, jus(|uau Sauveur lui-même. Impérissable au milieu des efforts de tant dennemis conjurés , depuis (a naissance, pour te détruire , ne cessant de combattre, et de répandre en même temps dans des contrées nouvelles la pure lumière de TEvangile: immuable sur une terre où successivement tout change et tout tombe; confirmant de plus en j)lns cette parole du divin maître, que jamais les portes de C enfer ne prévaudront contre son Eglh se ; oh ! que tu reposes doucement mon esprit et mon cœur à Tomhi'e de ton autorité infaillible ^ qui , par la parole expresse de Jésus-Clirisl j» devient pour moi celle de Dieu même.
Sainte Eglise catholique^ c'est dans ton seînqne j'eus le bonheur de naître, c'est en m'arrachantde ton sein que je me jetai dans des égaremens à ja mais déplorables; rendu à toi par un prodige de miséricorde, c'est dans ton sein que je veux mourir , c'est à tes soins maternels que je confie moii dernier soupir et ma tombe !
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DE TOUT l'0UYR\GE.
11 jBst démontre , par des faits incontestables , que Dieu est; donc tout lioiBme raisonnable doit être théiste.
li est démontré , par des faits incontestables , que Dieu a révélé le Chrislianisme ; donc tout lliéiste doit être chrétien.
îl est démontré , par des faits incontestables , que Dieu a confié le dépôt de cette révélation à une autorité vivante et infaillible , et que cinte autorité existe dans TEglise catholique, et dans elle seule; donc tout chrélien doit être catholique.
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