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ANCIENNE ORGANISATION

fidèle, se souvenaient des périls que leur avait fait courir en 1857 la révolte de l'armée du Bengale, dans laquelle, ayant perdu de vue ce principe, ils avaient incorporé presque exclusivement des brahmanes et des Radjpoutes des provinces d'Oudh ou du nord-ouest; ils se souvenaient aussi que la rébellion des indigènes mutinés n'avait pu être réprimée qu'avec l'aide d'autres indigènes, ceux de l'armée de Madras et des forces du Punjab, et, depuis, avaient donné la plus grande extension à cette manière de procéder.

Très avantageux au point de vue du maintien de l'ordre en cas de rébellion, prévenant même presque sûrement toute rébellion nouvelle, le système offrait, par ailleurs, les plus graves inconvénients. Non seulement il était infiniment coûteux, chacune des trois armées formant un corps entièrement séparé, d'où : triple administration, triple commandement, triples rouages, et triple dépense: mais encore il offrait les plus grands dangers en cas d'une guerre étrangère, rendait terriblement difficile une action commune et presque impossible la concentration de forces si diverses sous un même commandement.

Les progrès incessants des Russes dans le Turkestan finirent par ouvrir les yeux aux plus entêtés partisans de l'ancien système; ils durent convenir

que le danger n'était plus à l'intérieur, mais à rextérieur. et reconnaître avec lord Kimberley que, « l'empire anglais de l'Inde étant devenu le plus proche voisin de la plus grande puissance militaire du monde », à une situation nouvelle il fallait une organisation nouvelle.

On a donc fondu les trois armées en une seule, commandée parle général en chef, et dans laquelle le fonctionnement des divers services a été absolument uniformisé. Par le dédoublement de l'ancienne armée du Bengale et par l'adjonction des troupes désignées auparavant sous le nom de « Punjab Frontier Forces » on est arrivé à diviser l'armée en quatre corps, commandés chacun par un lieutenant général. Les gouverneurs de Madras et de Bombay n'ont désormais plus aucune autorité sur les troupes stationnées sur le territoire de leurs présidences, et voici quels sont aujourd'hui les divers degrés du commandement.

Le pouvoir souverain dont est investi le vice-roi s'étend à larmée, dont il est le chef suprême, mais il délègue son autorité à deux agents, l'un purement administratif, l'autre purement mihtaire. Le premier est le « Military Secretary » , dont les attributions sont

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