‹ Aux IndesChapitre 42 sur 120 · Le taux minimum est de 2o0 livres (6,250 francs · texte numérisé non relu

Le taux minimum est de 2o0 livres (6,250 francs

LES OFFICIERS INDIGENES. 149

qu'ils s'en différencient, ayant, en général, un peu plus d'appointements et beaucoup moins de congés.

Pour en revenir aux corps de troupes natifs, les officiers de Flndian Staff Corps en sont, à proprement parler, l'armature et la moelle. Peu nombreux dans chaque corps, puisque le bataillon d'infanterie n'en compte que neuf, et le régiment de cavalerie dix, c'est pourtant sous leur impulsion et c'est grâce à eux que les troupes indigènes sont devenues ce qu'elles sont, d'admirables troupes, d'une solidité, d'une fidélité et d'un brillant incomparables.

Ils sont secondés par des officiers indigènes, mais ces derniers ne peuvent jamais occuper que des situations subalternes, et, bien que leur hiérarchie s'élève jusqu'au grade de capitaine \ ils demeurent toujours sous les ordres des officiers anglais; de telle sorte que, lorsque le colonel d'un bataillon s'absente, si, pour une raison ou une

d. Voici les divers échelons que doit franchir un indigène : Le « Sepoy » ou cipaye (fantassin) peut devenir Xaïk (caporal), — Havildar (sergent), — Jemadar (lieutenant) de 2", puis de T* classe, enfin Subadar (capitaine).

Le " Sowar >- (cavalier) sera successivement Naïk (brigadier), — DufTadar (maréchal des logis), — Jemadar (lieutenant) de 2% puis de 1'" classe, enfin Ressaldar (capitaine). — Le plus ancien capitaine a le titre de Ressaldar-Major (ou Subadar-Major).

loO AUX INDES.

autre, aucun de ses deux seconds n'est là pour le remplacer, il laissera le commandement du bataillon au plus ancien des lieutenants. Il arrivera ainsi qu'on verra de vieux capitaines de cinquante ans obéir à des jeunes gens qui n'ont pas atteint la trentaine. Empressons-nous de dire qu'il n'y a rien là que d'absolument rationnel.

Sans entrer dans de plus amples détails, indiquons seulement que le bataillon d'infanterie (à 8 compagnies) est à l'effectif de 850 hommes, le régiment de cavalerie à l'effectif de 630, et la compagnie de pionniers (commandée par un officier anglais) de 150.

L'ensemble des troupes natives donne un total de 135,000 combattants.

Telle est, dans ses grandes lignes, la constitution de cette armée native, si profondément modifiée depuis une quarantaine d'années, si brillante, si solide, et d'une fidélité telle que lord Wolseley a pu en dire : « J'affirme hautement que les diamants de la couronne seraient plus en sûreté sous la garde d'une simple sentinelle cipaye que sous celle des soldats européens. »

Après cette parenthèse, un peu longue peut-être, mais qu'on me pardonnera, j'espère, en faveur de l'intention, et en considérant qu'après tout je viens de parler là de choses auxquelles j'ai le

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