‹ Aux instituteurs et aux institutricesChapitre 21 sur 68 · CHAPITRE VI · texte numérisé non relu

CHAPITRE VI

De quelques qualités nécessaires aux maîtres : de l’amour des enfants.

du calme.

Ayant à vivre au milieu d'eux, l’instituteur doit aimer les enfants. Les fillettes sont généralement plus affinées que les garçons, plus douces et plus prévenantes. Les petits garcons sont plus lourds, plus brutaux. Souvent, .les enfants ont une ignorance absolue de la propreté, de la bonne tenue : leurs vêtements sont en désordre, ou ‘déchirés, et ils n'ont nulle idée d'une règle; ils mangent à toute heure et n’ont aucun soin d’eux-mèmes; mais ils sont pour l'ordinaire robustes et honnêtes, et quoiqu'ils ne soient jamais pressés, ils sont dociles.

Il est bien peu de visages d'enfants qui ne présentent aucun caractère de beauté. Il est d’ailleurs facile d’exiger la propreté, et de l'obtenir, en savonnant de loir en loin, vigoureusement, quelques visages, et en faisant chaque matin l'inspection des mains et du cou : cherchez parmi ces petits visages propres une physionomie qui n'ait aucun charme, et vous ne la trouverez pas :

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