X PRÉFACE
ton qui paralyse nos forces el qui n'est qu'une forme élégante de la nullité de conscience et du tarissemeut de l'éuergie volontaire.
Heureusement ce scepticisme n'a pas entamé le gros de l'armée primaire : on y conserve une foi robuste dans l'avenir de la démocratie française, et si les « classes diri^jeantes » ne croient ni aux destinées de la Patrie, ni à celles de la démocratie; si elles continuent & « bouder », l'évolution se fora sans elles el contre elles. Il suffira à la démocratie de quelques chefs intelligents el t'nergiqucs pour lai tracer sa voie. Mais quelle diminution <\es forcer du pays provoquerait un divorce entre la démocratie et la bourgeoisie, analogue au divorce entre la Bépu> blique et une noblesse décidée à bouder contre tout bon sens et contre toute dignité!
Le jour où on étudiera avec sympathie le corps enseignant primaire, bien des préventions tomberon] et on s'apercevra que nos instituteurs et nos institua Irices conslituent une force sociale jeune, bien vivanU et digne par son ardeur et par sa foi en l'avenir d'unéj profonde sympathie.
Jules Hayot.
Chamonix. 25 août 1SU1.