MUSIQUE. CHANTS DE LA MESSE EN SEPT PARTIES. P DU N
que je te demande grâce et que tu n'as pas pitié de moi !
Maria, troublée. ■ — Mais, toi non plus, tu n'as pas pitié de moi.
Xavier. — Je ne sais pas sous quel charme et dans que! esclavage tu me tiens, ma tête est toujours en feu, ma vie se consume dans la tristesse, et il n'est pour mon âme d'autre pain de grâce que de te voir, de t' entendre et de te désirer! {Avec une exaltation fébrile.) Tu es si jolie, si jolie que tu illumines la terre, et que là où tu n'es pas, le monde devient noir !
Maria. — Oh ! ne continue pas, je t'en prie, ne continue pas !
Xavier, se laissant choir et pleurard. — Oui. Je sais bien que mon amour t'importune. Tu me vois condamné et tu n'as pour moi m chanté m miséricorde.
Maria. — Si, Xavier, j'en ai pour toi...
Xavier. — Eh bien! alors, pourquoi ne me secourstu pas. Ton amour est ma seule raison d'être ! ( 1 ) (Avec tendresse, s approchant d'elle.) Oui, ton amour me rendrait la santé, l'allégresse. Si tu voulais être mienne, ah! tu venais!... Tous les deux dans notre petite maisonnette blanche, toi ayant soin de ma santé et moi de ta beauté. A la chaleur de mon étreinte, la glace que je porte là, cette glace mortelle fondrait et ce souffle pénible qui m'oppresse s'évanouirait. Et, dans le