I) MUSIQUE. N° 7 INTERLUDE. N° 8 EL PANO N^ 1 ET CHANT DE LA FEUILLE
elle, non, jamais ! Voilà un beau garçon qui reste pour compte ! Mais, est-ce que vous ne finissez pas de jouer?
Domingo, se retournant. — Veux-tu fermer ton bec, pour une fois?
FUENSANTICA. — Eh bien ! Si ce n'est pas aujourd'hui le jour de bavarder !...
DoMiNGO. — Va-t'en à tes vers à soie !
FuENSANTICA. — Et Pencho? Sait-on ce qu'il va faire?
Domingo „ — Se taire, comme toi, maintenant.
FuENSANTlCA, retournant à ses vers à soie. — Personne ne me raconte rien. Il paraît que je ne compte pas
Domingo, se levant et s' adressant à Anton. — Assez joué !
Anton. — Comme toujours, dès que je gagne. (5e levant et suivant Domingo après avoir ramassé l'argent.) Eh bien!... au sujet de ce garçon qui nous est tombé du ciel... Je crois que je manque à mon devoir, Domingo.
Domingo. — Quel devoir?
Anton. — Mais, mon devoir d'alcade ! Domingo. — Laisse... laisse...
Anton. — Je suis le soutien, le défenseur de la société, j'ai un ministère.
Domingo. — Vrai, tu te crois ministre, toi ! Anton. — Enfin, tu m'as commandé de laisser libre
le fils Pascualo, mais... {Montrant son bâton d'alcade.) cet insigne m'ordonne de l'arrêter.
Domingo, le regardant fixement. — V ieux roublard ! Tu n'as pas pardonné à ce garçon de t' avoir chipé la location de quelques coms de terre, voilà ce qui te fait agir. Eh bien ! Tu vas mettre un frem à ta rancune, cet homme restera libre et sauf, il n'y a aucun motif de l'arrêter; sinon, tu verras comme je te ferai vite dégringoler de ton ministère,
Anton. — Soit, qu'il reste libre !
Domingo. — Et ne recommence pas à mettre les pieds dans le plat.