SCENE XVII Maria, Pencho, Xavier et Domingo
Domingo, après avoir regardé de tous côtés ceux qui s'éloignent, va chercher Maria et, avec elle, s'approche de Pencho. — Dis-lui, miaintenant, qu'il s'empresse de fuir !
Maria. — Oui, c'est cela, sauve-toi !
Pencho. — Non.
Maria. — Ils te laissent libre !...
Pencho. — De ces gens-là, ni la liberté, ni la vie-, ni les prières !
Domingo. — Mais on va venir te chercher.
Pencho. — C'est bien, j'attends.
Xavier. — Il ne veut pas fuir, non, la liberté le gêne !
PenCHO. — Que dis-tu?
Xa\'IER. — Je dis que tu es un lâche. Tu t'es dénoncé pour te sauver de moi !
PencHO. — Xavier!
Xavier. — Tu pouvais encore échapper à la justice, mais pas à moi ! Tu savais que j'allais te tuer !
Pencho. — Moi, j'aurais peur de toi !
Xavier. — Oui, puisque tu te réfugies en prison!
Pencho. — Cache-moi et tu verras ! Cache-moi et je suis à toi !
Xa\IER. — Oui, je vais te cacher. {Lui montrant la maison.) Entre !
Domingo. — Entre, oui.
Xavier, à Pencho. — Nous sortirons cette nuit.
Pencho. — Quand tu voudras.
Maria, courant à la porte. — Entre... Ne le livrez pas !...
{Pencha entre dans la maison.)
Domingo. — Nous le sauverons encore !...
Xa\'IER, ietmant la porte à clef. — Non, vous ne le sauverez pas!... Il est à moi!... Et cette nuit, je le tue! (1)
— Et c'est par ces mots que se termine le deuxième acte.
(1) musique. n° 16. chanson du couteau (fragment)