‹ Aux libres et indépendans électeurs du comté de Northumberland [microforme]Chapitre 4 sur 4 · LE = 0 < - NN NE · texte numérisé non relu

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‘6 &e. &c. &c.” Dans u autre occasion, je lui dis que je n’étois pas franc-n ;on, et que je diflérois d’opinion avec lui à ce sujet ; que tout ce que l’on me disoit de louable au sujet des francs-maçons, je le trouvois déja dans l’évangile sans aucun des inconvéniens que je croyois voir dans l’ordre maçonnique. Surune matière religieuse comme celle-là, je supposois que DM. Laterrière respecteroit le droit que j’ai de penser librement comme M. Laterrière lui-même. Ce monsieur a supprimé tout cela; et, toujours avec la même bonne foi, il me fait parler de cette institution comme ayañt été formée “pour abolir le Christ, et soutenir des plans révolutionnaires à la tête desquels étoient MM. Dalembert, Diderot, Voltaire, &c. &c. &c ; que j’étois contre le gouvernement,” et mille autres choses, fruit de son imagination. Je n’ai rien dit à M. Eaterrière pour l’induire à envoyer ses hommes diner. Au contraire, après m’avoir proposé de ne point aller à la Baie moimême et qu’il n’y iroit point, ce que je refusai, il me demanda si je resterois long-tems à Sainte Anne, di. sant que les voix devenoient rares ; je lui répondis que j'y resterois tant qu’il seroit de mon intérêt: c’est ce que ce monsieur appelle l'avoir trompé.

Je ne suis point surpris de toutes ces choses ; M. Laterrière m’avoit menacé de pis encore; par exemple, de toute la vengeance des Francs-maçons, de celle de notre Gouverneur le comte Dalhousie, et du sort malheureux d’un Représentant qui avoit manqué de payer de sa vie la liberté grande qu’il avoit prise de tourner en ridicule le corps des Médecins...que pareille chose pourroit bien nv’arriver, (aussi je me suis bien donné de garde de rien dire contre la Médecine.) De retour ici, M. Laterrière a tenu parole: il m’a accusé dans tous les cercles; il a tenté d’allumer contre moi la haine et la vengeance, même chez mes confrères Avocats ; mais, heureusement pour roi, tous les francs-macons

ne ressemblent pas à M. Laterrière. Ses efforts ont été ; vains et inutiles, et il n’a pas eu plus de réussite dans cette tentative qu’il n’en a eu à son élection. Il avoit conçu, sans trop y faire attention, l’espoir de vous faire croire que j’étois coupable; son espérance a été trom-

pée; et un moment de mauvaise humeur a produit le reste.

J’ai l'honneur d’être, 1 Messieurs, votre très-humble et obéissant serviteur,

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