‹ Aux libres et indépendans électeurs du comté de Northumberland [microforme]Chapitre 3 sur 4 · LL A · texte numérisé non relu

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M. Laterrière dit que j'ai proposé M. Frs. Huot, et me représente comme peu sincère dans cette démarche ; mais il n’ajoute pas et il se donne bien de garde de dire que j’ai proposé, non-seulement M. Huot, qui est généralement estimé, mais sussi M. Louis Ranvoyzé et plusieurs autres. M. Laterrière, qui n’aime pas plus

. Ranvoyzé que les MM. Huot, n’en a voulu d’aucun.

Vous savez, Messieurs, de quelle manière j’ai répondu à l'écrit de M. Lée, lorsque M. Laterrière le lisoit à Ste. Anne; vous m’avez entendu répondre oui et non aux différens chefs d'accusation, à mesure que ce monsieur les articuloit. Cependant il a oublié tout cela, et il dit tout simplement, dans sa brochure, que j’ai dit que tout cela étoit faux ; un peu plus loin il me suppose une réponse qui est de son crû et par laquelle je parois avoir peur derencontrer ces accusations, ou dans laquelle je ne parois me défendre que foiblement. Ceux d’entre vous qui étoient présens à l’élection, savent comme je me suis défendu ; et ceux de vous qui n’y étoient point, peuvent voir par ce que j’ai dit ci-dessus si ma défense

a dû étre victorieuse : le résultat de l'élection l’a montré.

M. Laterrière me représente comme ayant dit que M. Lée étoit un homme sans caractère qui avoit voulu renverser la religion. C’est un de ces faits, entre vingt autres de même nature, supposés par M. Laterrière, qui ne sont pas conformes à la vérité. Ne devois-je pas naturellement faire sentir le foible de ia recommandation de M. Lée, et le peu de confiance qu’il y avoit à mettre en lui comme accusateur ? Je n’ai rien remarqué su sa conduite privée ; Je ne la connois pas: mais j’ai censuré sa conduite politique, et je me rappelle d’avoir dit que M. Lée, qui disoit avoir tant à cœur vos intérêts, avoit présenté requête sur requête

pour obtenir des chemins de barrière; et que si M, La.

terrière étoit élu sur la bonne recommandation de M. Lée, il ne manqueroit point, par reconnoissance, d’être aussi pour les chemins de barrière, que M. Lée avoit annoncé devoir demander ‘pour la quatrième fois. M Laterrière a oublié ces choses.

Je ne crois point que ce soit un grand crime de ma part d’avoir essayé d’invalider le témoignage rendu contre moi et ceux rendus en faveur de M. Laterrière. Singulièrement tous les messieurs qui avoient recommandé ou qui assistoient M. Laterrière, étoient, m’avoit-on informé, francs-maçons. J’en fis la remarque, et Je dis que je ne connoissois de l’ordre maçonnique que ce que vous en connaissiez vous-mêmes, les processions solemnelles; que j’avois entendu dire qu’ils faisoient serment de s’entr’aider tous comme frères, et que je supposois que c’étoit là ce qui avoit engagé les autres frères maçons de M. Laterrièrre à le recommander; que ces recommandations ne pouvoient valoir qu’auprès de ceux d’entre vous, Messieurs, qui étoient francs-maçons. Ceux qui.étoient présens et qui m’ont entendu peuvent juger justement de ce que j'ai dit; mais comment juger des conversations que M. Laterrière, assis sur une chaise qui touchoit ia mienne, a eues avec moi durant tout le cours de cette élection? M. Laterrière exerce son habileté ordinaire sur ces conversations ; il en rapporte des fragmens altérés, qui les dénaturent. Dans un de ces dialogues, il me disoit, généralement, que tout franc-maçon étoit honnête homme. Je lui dis que toute société, quelque peu nombreuse qu’elle fût, avoit ses bons et ses mauvais sujets, que C’étoit le cas chez les Catholiques comme chez les Protestans, chez les Calvinistes comme chez les Luthériens. M. Laterrière traduit cela, et me fait dire en son langage, “ qu’il se trouve des honnêtes ‘gens dans la franc-maçonnerie, mais chez qui ? “ chez les Protestans, les Calvinistes, les Luthériens,

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